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01/03/2009

Blogueur en Carême

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Quelques pistes et chemins vers le carême.
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30/10/2008

CHERCHER DIEU

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Chercher Dieu…

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Au delà du bien et du mal.

 

Le mal est l’illimité , mais il n’est pas l’infini

Seul l’infini limite l’illimité

( Simone Weil « La pesanteur et la grâce » )

 

                  La plupart des écoles mystiques de l’Orient, de quelque obédience qu’elles soient, ne conçoivent le salut qu’accompagné d’une forme ou une autre de rupture avec le monde agité et pervers qui nous entoure : le premier devoir de l’homme est de chercher le Royaume de Dieu tout au long de sa vie…. Et pas de recettes miracles , quelles soient intellectuelles, spirituelles, physiques ou ascétiques, non, il faut savoir se tenir en face de Dieu, en silence, et en retrait des préoccupations matérielles…  

Dieu a créé l’homme à son image, alors que nous reste-t-il à faire, que nous soyons en Orient , en Occident ou ailleurs… ? Partir à la recherche de l’image de Dieu, sans carte IGN, sans boussole, sans GPS, sans itinéraire préétabli par quelque sommité religieuse, théologique, immamale, lamacrimale,  ou papale…. Le tout est de se mettre en route un jour, afin de découvrir petit à petit, le sens de la prière, le sens de la déité de l’homme, le sens de l’immensité charitable du cœur de l’homme, le sens de notre osmose perpétuelle avec toute la création, revenir en fait à notre état d’enfance, quand il n’y a aucune barrière entre le créé et l’incréé… Le chemin peut être long, ardu, difficile, semé d’embûches, plein de fausses routes et de culs de sacs, il peut ne mener à rien ou à peu de choses, mais il peut aussi nous faire accéder à la grâce, à l’embrasement de l’esprit, à la communion avec l’univers, à l’illumination, et être à deux doigts de la Transfiguration… Mais pour cela, il faut un jour, décider de prendre le chemin de la recherche intérieure permanente, du questionnement sans fin, de l’interrogation de tous ceux, qui de loin ou de prés seraient aptes à nous donner un petit éclair d’éternité, tel le fameux « pèlerin russe »…

Dans sa quête de l’infini, le chercheur spirituel est confronté, comme tous les autres êtres humains, au Mal…Et comme les autres hommes , il se pose la question aussi de savoir pourquoi tant et tant d’hommes et de femmes, deviennent des tortionnaires et des assassins… ? Ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils sont eux aussi à la recherche d’un minimum de sérénité, et qu’ils n’arrivent pas à comprendre pourquoi des êtres bons et innocents, presque des imbéciles en quelque sorte,  la trouvent cette sérénité … ? Alors , pour rétablir, à leurs yeux,  un minimum de justice, ils les massacrent, ces innocents qui semblent posséder le secret de la vie, simplement parce qu’ils ont le cœur pur… Il semble que l’un des vecteurs permanents du Mal soit ces troupes de scribes, théologiens, ulémas, haredims, et autres lamas tiroirs-caisses, qui passent leur temps à décortiquer, analyser, commenter les textes sacrés, de façon dite raisonnable et scientifique, alors que tous ces textes fondateurs sont tous des écrits inspirés, mystiques, bien au dessus de la mêlée humaine…

Depuis que les êtres humains ont acquis, d’une façon ou d’une autre,  la conscience de leur présence sur la terre, il y a toujours eu un certain nombre d’entre eux, doté d’une hyper-conscience innée, et qui n’a rien à voir avec leur position sociale, ou ce qu’on appelle l’intelligence, qui  leur permet ou leur impose,  de consacrer leur vie à la recherche de la transcendance divine… Dés le départ , cette grâce ou cet asservissement leur donne, dés que leur conscience s’éveille, la faculté de se voir vivre, de marcher en permanence à côté de l’être fait de chair d et de sang que leur mère a conçu et placé sur orbite terrestre, et de facto, d’être un peu isolé de la course aux biens matériels et aux faux honneurs de toutes les sociétés humaines…. Et ces êtres là existent toujours aujourd’hui, qu’on les appelle des saints, des bikus, des initiés, des maîtres, des starets,   ou plus prosaïquement des fadas, des illuminés, des ravis ou carrément des marginaux ou des asociaux… Tous, même s’ils sont des petites gens qui vivent incognito, sont animés d’une force intérieure extraordinaire, qui leur donne un sourire perpétuel, et un regard d’une profondeur inouïe, que peu de gens sont capables de supporter…. Tous, sans exception, un jour ou l’autre se réfugient au désert, désert physique éloigné de la vie artificielle pour les uns, désert intérieur pour les autres, car, assez vite, ils apprennent que la vie spirituelle, la vie complète, la vie totale, la vie en osmose avec le créateur, se tient là, dedans, au cœur de leur être…. 

L’illusion constante pour tous les représentants officiels et estampillés des grandes confessions religieuses, qu’elles soient d’Orient, d’Occident ou de partout dans le monde , est de croire qu’ils peuvent parler comme «  s’ils savaient » en  apportant  des preuves intellectuelles raisonnables irréfutables… La seule chose, et c’est extrêmement important, que les prêtres et autres « drogmans » du fait spirituel doivent apporter aux hommes du peuple, c’est la « parole » directement puisée aux sources des Livres Saints, c’est tout, après, il appartient à chacun, en toute liberté, d’en faire ce qu’il veut… Chaque être humain a toute sa vie pour s’interroger et en déduire ce qu’il veut…., après, bien après, intervient la grâce, elle va et elle vient, offerte gratuitement mais parcimonieusement par Dieu aux cœurs purs… Personne n’a le pouvoir de l’obtenir par ses prières ou l’ascèse la plus dure, ni par l’enfermement ou l’étude acharnée des textes saints, seul Dieu peut donner à certains êtres la conscience d’être des urnes vides attendant la semence divine…

Ainsi vont les pèlerins prédestinés, hommes ou femmes, animés par la seule conviction intime d’être des dépositaires d’une attente providentielle, d’être les réceptacles bénis dés leur arrivée sur la terre pour accomplir une trajectoire divine… Le désert, dans tous les sens du terme est pour eux une façon presque normale de vivre, ils sont sur terre, mangent, aiment, rient, procréent, souffrent, travaillent, admirent, mais leur regard va plus loin, en permanence ils scrutent l’horizon et attendent l’arrivée de l’Innommable,  ils sont prêts du matin au soir, le jour et la nuit, été comme hiver…. La conscience permanente de savoir qu’il y a en soi, un réceptacle pour recevoir toute la création et participer comme un atome à toutes les formes de vies, animales, végétales et même minérales, fait, qu’un jour ou l’autre ce réceptacle participe à la lumière divine, s’embrase et éclate en mille feux de joie, loin, très loin des illusions terriennes…

 

«  La fête est alors de se tenir immobile, sous le ciel étoilé… Ressentir la présence de Dieu dans le silence d’un souffle subtil… » ( c.f Elie )

 

Celui-là est véritablement pélerin et étranger qui vit dans le monde sans entendre la langue du monde et comme parlant une langue que le monde n'entend pas.  ( Jean Climaque )

 

Sous le ciel étoilé

Par-delà le bien et le mal

Docteurs de la Loi

Ulémas

La théologie

Croire catho

Vagabonds mystiques

Silouane

Le Ravi

Elie

Chemins

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30/04/2008

AMES DISPARUES ...?

 

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La fin de l’âme

ou

La nouvelle religion de l’anthropologisme

ou

L’avènement de l’homo-biologicus

ou

La fin de l’homo-spiritualis

 

Après une très lente et constante montée de l’hominidé de base * de l’état d’homo sapiens *  à l’état d’homo spiritualis, parcourue de la période préhistorique à la fin du XIX me siècle, tout concourt, depuis le début du XX me siècle à ramener la bête humaine à la barbarie… Non, pas une barbarie genre Attila ou Hitler, c’est à dire une barbarie que l’on pouvait constater, endurer et subir matériellement et physiquement, non, une barbarie sans visage, presque anonyme, doucereuse, concoctée par des savants arrivistes et pervers, pour ne pas dire démoniaques….

Il y a quelques semaines, j’ai écrit une note intitulée «  La nanotechnologie, le Nouvel Age d’Or » *, les commentaires, directs ou indirects, jugeaient ce texte très pessimiste… Or, je viens de lire «  De chair et d’âme », un essai du très célèbre et idolâtré neuropsychiatre Boris Cyrulnik, l’inventeur du concept  de résilience, le fil à couper le beurre des capacités de récupération des traumatisés… Mais là, dans ce nouvel essai promis à de grosses ventes, l’ami Boris semble avoir perdu les pédales, ou si ce qu’il dit est vrai, l’avenir des prochaines générations n’est pas brillant….

                 Ce que le sieur Boris commente dans la première partie de son ouvrage, c’est l’étrange collusion entre les théories freudiennes du cerveau uniquement animé par les chocs psychiques , les expériences de culs et les fameux complexes, et les recherches scientifiques fondamentales actuelles sur la possibilité d’un branchement entre les neurones biologiques et les machines informatiques nanolisées…( « Clone informatique »* et « Reproductions interdites »* )  D’après Boris, il y a convergence certaine entre les théories post-freudiennes attribuant toute la conduite des humains à des réflexes biologiques et chimiques et les chercheurs des nanosciences, prévoyant le contrôle des neurones par des moyens nanoscientifiques diaboliques….

                  Tout ce qui a tendu à élever l’hominidé vers une conception spirituelle de la vie humaine sur la terre est en train de sombrer, les médias et les chefs de file de la société dite pensante, précipitent le troupeau vers tout ce qui se trouve sous la ceinture et même encore plus bas, l’argent, le sexe, la drogue, la violence, et l’idolâtrie momentanée pour quelques girouettes du show-biz …. Adieu veaux, vaches, cochons, Confucius, Bouddha, Abraham, Socrate, Jésus, Dante, Erasme, Goethe, François d’Assise, Mozart, Bach, Vivaldi, Michel-Ange….. tous ces pauvres gugus qui pensaient que l’homme avait une âme vouée à la transcendance… Tout ce vieux méli-mélo philosophico-religieux passe à la trappe, insidieusement certes, mais certainement, et tout ce passé éminent des connaissances est remplacé à coups de bulldozer par une espèce de religion anthropologique* mi-matérialiste, mi-animiste….

Après un XX me siècle barbare voué à l’homo-rationalis, nous allons droit à l’avènement  de l’homo-biologicus, totalement nano-téléguidé et nano-chimiothérapisé avec la promesse toujours renouvelée depuis l’aube des temps par les démagogues avides de pouvoir, du bonheur perpétuel et gratuit…

           Dans la première partie de son essai  Boris explique et démontre que les êtres humains n’ont pas d’âme, qu’il n’y a pas de lieu de la pensée, que toute l’évolution de la bête humaine vient de l’interaction  des flux biologiques et chimiques qui se produisent dans le corps et qui asticotent les neurones… de la naissance à la mort.

Page 29 : « Le cerveau, pâte à modeler de la culture » «  la poussée des neurones ( au sens végétal ), la connexion des corps cellulaires, l’arborisation des dendrites, le modelage des synapses, tout ce câblage électrique et chimique est le résultat de la rencontre entre un point de départ génétique qui donne le cerveau humain, et un bain sensoriel organisé par les comportements parentaux »

Page 30 :  «C’est donc bien l’environnement qui pétrit la masse cérébrale et donne forme à ce qui, sans lui, ne serait qu’un amas informe, non circuité… »

Page 31 : « L’analyse des étapes chimiques intermédiaires permet d’affirmer qu’il est impossible qu’un comportement soit codé par un gène… »

 

          Donc, adieu, la bonne vieille hérédité, dans le système de Boris, le dernier des abrutis, bien environné, bien malaxé par les épreuves et les récompenses, peut devenir Pasteur ou Einstein… On se demande vraiment comment ça se fait qu’il y ait autant de crétins sur la terre, et dans tous les milieux sociaux… !! S’il n’y a vraiment aucune part génétique dans la constitution d’un cerveau, Boris devrait se demander pourquoi il y a autant de puissantes intelligences dans la confession religieuse ou il est né… ?

Page 53 : « Formule chimique du bonheur » « Il se trouve que les découvertes de la neurologie permettent de dire que notre organisation cérébrale déclenche nos émotions »*

Page 55 : « Zones cérébrales du goût du monde » « le scanner précise ce raisonnement en révélant qu’un petit accident vasculaire qui nécrose la zone dorsale du noyau thalamique droit, provoque une sensation de bonheur sans objet…. »

         Autant dire le même résultat qu’ avec un joint de haschich, ou une ligne de cocaïne…. Alors  nos savants manipulateurs de neurones, vont pouvoir nous donner le bonheur perpétuel en trafiquant quelques vaisseaux de l’hypothalamus : nous serons tous des imbéciles heureux, même en esclavage….

Page 57 : « des sources de natures différentes convergent pour créer un sentiment que nous appelons bonheur ou malheur… Nous pouvons observer cliniquement et manipuler expérimentalement le cheminement de ces informations… »*

Page 95 : « … le concept d’inconscient doit beaucoup à Carl Gustav Carus, professeur de zoologie*, qui, en 1850, a écrit un livre intitulé Das Unbewaste ( l’inconscient ). L’auteur y soutenait que les animaux savent, mais qu’ils ne savent pas qu’ils savent…. »

Page 96 : « …quelques hardis philosophes pensaient déjà qu’un psychisme des profondeurs, inaccessible à la conscience, nous gouvernait à notre insu…. » « Il se trouve que depuis deux décennies, les progrès des neurosciences* et de la neuro-imagerie, donnent un nouvel éclairage à cet ancien problème »

Page 97 : « La neurobiologie moderne leur donne raison : si vous avalez une substance telle que la réserpine*, vous éprouvez un désespoir sans raison, et si vous avalez un cachet d’amphétamine* , vous serez euphorique sans plus de motifs. Que l’origine soit matérielle ou chimique, c’est dans votre corps que vous souffrirez ou jouirez, et c’est dans votre cerveau que se fera la convergence phénoménologique*…. »

Page 100 : « …l’inconscient cognitif* ne sait pas qu’il sait. L’inconscient freudien s’arrange pour ne pas savoir… »

Page 101 : « L’inconscient cognitif*repose sur des traces de mémoire biologique… »

            La boucle est bouclée, entre le cerveau humain qui ne sert que de relais aux mémoires viscérales des tripes, et les sciences cognitives qui étudient la possibilité d’interconnexion entre les neurones relais et les nano-processeurs informatiques…. La maîtrise latente et sournoise des individus est en marche…. Du balbutiement des théories panoptiques «  surveiller et punir », au contrôle permanent et parfait des machines nanotechnologiques, les moindres actes et gestes des bêtes humaines seront analysés, décortiqués en quelques millièmes de seconde et suivis d’un redressement neuronal immédiat….

La seconde partie du livre de Boris est un florilège de galimatias cyrulnicien, mélange savant de Freud, Lacan, Bettelheim, Alexander S. Neil, Dolto, La Fontaine et Perrault : on pourrait envelopper le tout dans le tortueux essai «  Psychanalyse des Contes de Fées ». Souhaitons que les neurosciences alliées aux nanotechnologies n’aboutissent jamais à un asservissement global des consciences humaines et que tous les scientifiques manipulateurs de concepts diaboliques ne réussissent pas plus que les fameux psychiatres soviétiques, qui ont tenté en vain , pendant soixante-dix ans, de « LAVER LES CERVEAUX », pour fabriquer le fameux  Nouvel Homme « Homo-soviéticus* »…

L’angoissant problème est que toute cette manipulation neuronale se fera subrepticement, sans contrainte physique, ni coercition morale,  au contraire même, les êtres humains préférant toujours la facilité à l’effort, accepteront avec joie d’être « mithridatisés* », afin de jouir d’un bonheur perpétuel, quitte à ne plus savoir ce qu’est un homme libre…

Tout cela paraît loufoque et délirant au commun des mortels, mais ce qui est réel et un peu terrifiant, c’est que déjà des Universités délivrent des diplômes de «  MASTERS en Sciences Cognitives* », et ne cachent pas leurs raisons sociales : «  Etude des processus dans les systèmes intelligents naturels et artificiels, en interactions dans leur environnement… » Le « Meilleur des Mondes* » est en marche… !!

 

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