30.04.2008

CHEMINS...

 

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Matinales

ou

Un itinéraire spirituel

«  Il existe, voyez-vous, des hommes qui portent en eux un clochard en filigrane, ceux qu’un rien rend heureux, un merle sur l’herbe, des lichens sur un mur, une flaque de soleil sur un arbre, ceux qui vivent pleinement l’instant…. Ils sont immortels… ! »

                                    Jean Sullivan

(*1913-1980) « Matinales »

 

Jean Sulivan, électron libre muni des grades sacerdotaux officiels de l’Eglise, rua  très vite dans les brancards dogmatiques figés et directifs… ce qui fait qu’il ne figure pas au panthéon des auteurs catholiques… !! Ce qu’il dit de l’interprétation stéréotypée des Evangiles par les théologiens érudits et spécialisés est sublime : «  l’essentiel reste à faire : oublier ce que l’on sait, croit savoir, recevoir le texte dans sa nudité, être animé par son souffle… Sans doute faut-il une grâce pour retrouver la naïveté seconde »

Chemins spirituels

 

Le pèlerin

Voie du pèlerin russe

L’homme intérieur

Anéantissement

       

 

29.03.2008

MARGINALEMENT VOTRE...!

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Etre « AUTRE »

Ou

Le paradoxe spirituel

Ou

Le renoncement libérateur

                « Même parmi les bêtes, Jésus préfère celles qui s’éloignent le plus de la prudence du renard. Aussi choisit-il l’âne pour monture, quand il aurait pu, s’il l’avait voulu, cheminer sur le dos d’un lion. »

     Erasme  

 Eloge de la folie  

Du plus loin que je me souvienne, j’ai toujours fait l’âne, ça doit être inné chez moi…. Plus tard, paraître un âne aux yeux de mes proches, de mes collègues ou de mes concitoyens, m’a toujours amusé, et c’est un formidable moyen d’apprentissage et de connaissances : donner de l’importance à l’ego des autres les transforme en donneurs de leçons….Et ce n’est pas si facile de vivre comme un âne,  jouer le rôle de l’âne devient vite une gageure : la réalité des faits et des réactions l’emporte vite sur le virtuel….

Etre un âne dans le MONDE des êtres humains, et certainement depuis toujours, tout au moins depuis très, très longtemps, c’est :

       Etre fidèle dans tous ses engagements

      Faire confiance aux autres

        Mépriser le surplus d’argent

        Croire en une Déité

        Ne pas se prendre au sérieux

       Vivre au jour le jour

        Aimer la vie comme elle se présente

        Ne pas accumuler l’argent

        Laisser passer les injures

        Ne jamais jalouser les autres

        Imiter Jésus fils d’ouvrier

        Ne posséder que le nécessaire pour vivre

        Dédaigner le luxe dans tous les domaines

        Ne pas suivre la foule

        Manger le minimum pour vivre

        Donner du temps gracieusement

        Transmettre gratuitement ses connaissances

        Louer Dieu pour ce qu’il donne et ce qu’il prend

        Dédaigner le pouvoir et l’ambition  

Comme le fameux « pèlerin russe », j’ai du toujours paraître bizarre, rêveur, désaxé, et même peut-être asocial, aux gens que je côtoyais, car je n’ai jamais pris au sérieux les préoccupations matérielles qui remplissent l’esprit de tant de gens…. A la limite même , professionnellement, j’ai du être parfaitement insupportable aussi bien pour mes pairs, que pour mes subordonnés, que pour mes supérieurs, aucun n’étant arrivé à percer la carapace intemporelle du contemplatif…. Combien ais-je du paraître débile en disant, à 25, 35, 45, et même à 70 ans, «  je vis pour vivre »…. Pas pour décrocher des diplômes, des places, des honneurs et surtout pas pour gagner du fric … Pourtant des occasions en or se sont présentées à moi, mais je les ai toujours dédaignées, car lorsque l’on a mis le doigt dans l’engrenage de vouloir remplir et toujours remplir son compte en banque, il n’y a plus de limites, le seul but devient de vouloir gagner toujours plus, encore plus….

La seule et unique énergie qui m’a toujours animée et qui anime encore le septuagénaire que je suis, c’est la vie intérieure, la culture de la vie intérieure, l’entretien de la vie intérieure, la recherche permanente de tout ce qui peut l’alimenter et la faire prospérer…. Jean-Yves Leloup dit quelque part «  le solitaire vit dans cette coïncidence avec l’Energie Créatrice. Ne faisant qu’un avec cet infini et ce jaillissement, il ne fait qu’un avec toutes choses …. » Plus prosaïquement, c’est exactement cela…. quand je fais une sauce béchamel, je « suis » la sauce béchamel…. quand je fais une soudure autogène, je « suis » le métal en fusion…. quand je marche dans le désert, je suis le sable, les rochers, le vent, le soleil infernal…. quand j’écris, je suis le papier qui reçoit l’écriture et le crayon qui trace ces lignes…quand je médite, je ne suis que méditation, je ne demande rien, je n’exige rien, je n’existe même plus….

Lorsque l’on atteint un certain niveau de détachement du monde, détachement plus ou moins inné au départ, puis lorsque vous découvrez, au fil des aléas et difficultés de la vie, le trésor qui gît à l’intérieur de vous mêmes, une espèce de grâce permanente vous envahit et vous permet de traverser les joies et les malheurs un peu comme un schizophrène, en marchant à côté de vos pompes, mais tout en étant conscient d’exister et de participer à la grande sarabande humaine… Au milieu de jeux bruyants ou d’une liesse carnavalesque, ou des pires situations, quand des balles sifflent, quand une bombe explose dans un café à quelques dizaines de mètres, rien ne vient troubler votre paix intérieure comme si la mort n’existait pas : on est là sur terre pour vivre, le plus possible en osmose avec les éléments naturels, il n’y a rien de positif ou de négatif, « IL Y A », un point c’est tout….

Je suis presque persuadé que chaque être humain, à sa naissance, possède une espèce « d’étincelle divine », cela se voit souvent dans le regard des petits enfants, mais la pédagogie tortueuse des esprits des adultes fait tout pour étouffer cette étincelle…. Ce qui fait que le corps physique et l’âme, qui ne devraient être que les cocons et la matière agissante dirigées par «  L’ESPRIT », prennent le dessus, oublient l’étincelle d’immortalité, et supportent leur existence comme une malédiction, une punition de Dieu ou de la Nature….Lorsque son corps est habité de l’étincelle divine, un individu ne voit dans les autres êtres humains, qu’ils soient rois ou péons,  que des  humanoïdes exactement semblables…. Il lui est impossible de faire une hiérarchie entre les êtres , pour lui le docteur es sciences et le débile léger sont exactement les mêmes créatures, car ce qui est paradoxal dans ce monde ou l’on prend «  la science » au sérieux, et qui fait presque l’objet d’un culte, c’est que la dite science est née dans l’esprit de quelques cerveaux exubérants et inventifs, uniquement pour se distraire…..

Ce qui est extrêmement mystérieux et incompréhensible lorsque l’on vit en permanence dans cet état double-vie, la vie « normale » à mener chaque jour comme tout un chacun, et  l’accompagnement perpétuel de cet espèce d’ectoplasme spirituel, on ne peut transmettre à quiconque le moindre enseignement… ça ne passe pas, on ne peut pas se faire comprendre logiquement, ou alors beaucoup de gens interprètent un geste ou une parole, et les gardent en eux comme exemple ou comme réconfort …. ? Certaines personnes me l’ont dit dix ou vingt ans après…. ? Le silence et la contemplation sont les seuls recours possibles, c’était d’ailleurs l’ultime message des Maîtres du Désert, Antoine et Macaire….

                 A une certaine époque de l’histoire des terriens, il est à peu prés certain que beaucoup d’individus possédaient la faculté de naviguer d’un versant du monde à l’autre, du monde physique et terre à terre au monde spirituel et évanescent, cela devait paraître tout à fait naturel, la plupart des individus conservant toute leur vie l’étincelle divine…. Mais dans le monde matérialiste et barbare d’aujourd’hui, il doit y en avoir assez peu, la plupart des individus ayant perdu l’innocence et la faculté de danser entre les univers physiques et transcendants, faculté qui devait être si naturelle aux cultures enracinées dans le sacré.

La fin et le début, le début et la fin, avoir l’innocence de l’âne et l’étincelle divine du contemplatif, ou avoir l’orgueil du lion et sa désespérance…. Question de choix, et dilemme pour les hommes dits éduqués du XXIme siècle, assoiffés de biens matériels et toujours insatisfaits…. La solution est simple, Christiane Singer le dit simplement « Ou cours-tu ?  Ne sais-tu pas que le ciel est en toi… »

« Celui-là est véritablement pèlerin et étranger qui vit dans le monde sans entendre la langue du monde et comme parlant une langue que le monde n’entend pas…. »                                                              

                                                        Jean Climaque

Voies et Voix

Erasme

Bourricot and co

Foi de charbonnier

Antoine

Macaire

Renoncement

Renoncement II

Tradition hésychaste

La prière de Jésus

Voie du pèlerin russe

Cheminement spirituel

Trésor en soi

Jean-Yves Leloup

Jean Climaque

L’homme intérieur

Ou cours-tu ?

                       

 

                                                                

 

15.03.2008

ALLELUIA...ALLELUIA...!!

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Pâques et résurrection

Nature en fête

Alléluia…Alléluia.. !

 

                 Se « savoir » pêcheur, bon, ce n’est pas mauvais, car c’est le seul et unique « contrôleur » de conscience que peuvent posséder en eux-mêmes, les êtres humains, le seul « contacteur » interne pouvant allumer la petite lumière de la charité et de l’espérance, et le seul « interrupteur » interne pouvant freiner ou stopper l’esprit du mal qui est en chacun de nous… Mais pourquoi l’Eglise catholique s’obstine-t-elle à vouloir transformer ses ouailles en parangons du mal éternellement voués à la vindicte divine, obligés de courber la tête et à se confire en prières de repentance…. ?

Il ne s’agit pas ici de faire du prosélytisme pour l’Eglise Orthodoxe ( ou les Eglises Orthodoxes ) , mais il faut bien admettre que son credo est beaucoup plus encourageant  et joyeux pour les chrétiens de base que nous sommes, que celui des catholiques qui tend à nous apprendre à nous écraser… !!

Les Semaines Saintes sont l’occasion de voir et d’entendre les différentes manifestations chrétiennes aux quatre coins du monde… Pilate, le Chemin de Croix, la couronne d’épines, Véronique, Simon de Cyrène, le Golgotha, la croix, les clous, la lance meurtrière, le vinaigre, d’accord ; il faut se rappeler le sacrifice du Christ, pour nous sauver, mais il a bien dit qu’il faisait cela pour racheter les pêchés de tous les hommes, de tous les vivants existants et à venir et de tous les morts… !! Alors, il me semble que c’est faire injure au Sauveur que de ne pas le croire, si nous persistons à nous prendre pour des diablotins voués à la perdition, alors qu’il nous demande de crier, de chanter, de psalmodier…. Alléluia…alléluia…Christ est ressuscité… !! Et vivre notre temps sur la terre avec le sourire, même au milieu des difficultés et des tourments que la société et la dureté du cœur des hommes nous impose….

Il semble que depuis quelques années les différentes confessions du christianisme tendent à nouer des relations au plus haut niveau et à ajuster leurs violons, c’est bien, mais quelle lenteur, quelle inertie, que de ratiocinations verbeuses de théologiens encalminés dans leurs préceptes et leurs affirmations orgueilleuses… Jean-Paul II  avait toutes les qualités pour faire aboutir des rapprochements essentiels, il a fait énormément de choses extraordinaires, mais il était trop formaté par les traditions catholiques sulpiciennes, et trop méfiant à l’égard de l’Eglise Orthodoxe russe pour faire aboutir ce projet là. Mais rien n’empêche les croyants lambdas de toutes les confessions d’aller voir et écouter ce qui se passe chez leurs frères chrétiens, on peut pousser et ouvrir toutes les portes, que ce soient celles des églises catholiques, orthodoxes ou des temples protestants, le diable n’est pas forcément  cantonné dans l’édifice d’en face… !! On peut même pousser la porte d’une mosquée, d’une synagogue, ou d’une pagode, les chemins sont nombreux  pour marcher vers Dieu, et il y a des hommes et des femmes honnêtes et accueillants partout.

Bientôt nous allons fêter Pâques, avec son cortège de traditions et de coutumes particulières à chaque pays, à chaque région, participer ou non aux offices, suivre la Passion, porter la Croix, souffrir avec Marie et les femmes de Jérusalem, sentir les clous dans nos mains avec Jésus, descendre aux enfers, faire silence dans la nuit du samedi saint, puis, comme le Christ, ressusciter…. !! Puis faire ce que nous avons à faire sur la terre, vivre pleinement, généreusement, joyeusement, accepter aussi de porter sa propre croix et ses soucis, mais profiter chaque jour de la vie que Dieu nous donne, aimer ses proches et son prochain, déguster les bonnes choses que la terre nous donne, ne pas désirer trop de biens matériels, rire, regarder les enfants grandir, ne pas se soucier des ans qui passent et se préparer tranquillement et sereinement à la mort…

« D’abord, je m’aperçus que l’atmosphère vibrante dont s’auréolait le Christ n’était pas confinée dans une petite épaisseur autour de Lui, mais s’irradiait à l’infini. Il y passait, de temps en temps, comme des traînées de phosphorescence, trahissant un jaillissement continu jusqu’aux sphères extrêmes de la Matière, dessinant une sorte de plexus sanguin ou de réseau nerveux courant à travers toute une Vie ». L’univers entier vibrait ! ( Pierre Teilhard de Chardin «  Hymne de l’Univers » )

Faire ses Pâques

La Passion

Véronique

Nuit avant Pâques

Pâques

Christ est ressuscité

Résurrection

Portail Christianisme

Jésus et les femmes

De la joie en Christ

Mystères glorieux

Alléluia

               

 

 

 

13.01.2008

SOUFFRANCE et MALHEUR

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( Le Bernin Piéta )

L’amour de Dieu et le malheur

  Dans le domaine de la souffrance, le malheur est une chose à part, spécifique, irréductible. Il est tout autre chose que la simple souffrance. Il s’empare de l’âme et la marque, jusqu’au fond, d’une marque qui n’appartient qu’à lui, la marque de l’esclavage…. 

  Le malheur est un déracinement de la vie, un équivalent plus ou moins atténué de la mort, rendu irrésistiblement présent à l’âme par l’atteinte ou l’appréhension immédiate de la douleur physique…..

  Il n’y a vraiment malheur que si l’événement qui a saisi une vie et l’a déracinée l’atteint directement ou indirectement dans toutes ses parties sociales , psychologiques, physiques. Le facteur social est essentiel. Il n’y a pas vraiment malheur là ou il n’y a pas sous une forme quelconque déchéance sociale ou appréhension d’une telle déchéance….. 

  Quand on frappe avec un marteau sur un clou, le choc reçu par la large tête du clou passe tout entier dans la pointe, sans que rien s’en perde, quoiqu’elle ne soit qu’un point. Si le marteau et la tête du clou étaient infiniment grands, tout se passerait encore de même. La pointe du clou transmettrait au point sur lequel elle est appliquée ce choc infini. L’extrême malheur, qui est à la fois, douleur physique, détresse de l’âme et dégradation sociale, constitue ce clou. La pointe est appliquée au centre même de l’âme. La tête du clou est toute la nécessité éparse à travers la totalité de l’espace et du temps…..

      L’être humain à qui pareille chose arrive n’a aucune part à cette opération . Il se débat comme un papillon qu’on épingle vivant sur un album. Mais il peut à travers l’horreur continuer à vouloir aimer. Il n’y a à cela aucune impossibilité, aucun obstacle, on pourrait presque dire aucune difficulté. Car la douleur la plus grande, tant qu’elle est en deçà de l’évanouissement, ne touche pas à ce point de l’âme qui consent à une bonne orientation.

Il faut seulement savoir que l’amour est une orientation et non pas un état d’âme. Si on l’ignore, on tombe dans le désespoir dés la première atteinte du malheur….

  Par dessus l’infinité de l’espace et du temps, l’amour infiniment plus infini de Dieu vient nous saisir. Il vient à son heure. Nous avons le pouvoir de consentir à l’accueillir ou de  refuser. Si nous restons sourds il revient et revient encore comme un mendiant, mais aussi comme un mendiant, un jour ne revient plus. Si un jour nous consentons , Dieu met en nous une petite graine et s’en va….

( Extraits de «  Attente de Dieu » de Simone Weil )

 

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03.01.2008

Un certain JESUS !

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En Palestine

 C’était il y a deux mille ans, en Palestine, hé oui, ça existait bien sous ce nom là, cette appellation  est déjà citée par Hérodote cinq siècles avant J.C…. Et à cette époque, comme aujourd’hui, en 2008, la Palestine était déjà occupée….

 

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Joseph et Marie

En ces jours-là parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de toute la Terre….Joseph monta de Nazareth en Galilée pour se rendre en Judée, à Bethléem, afin de se faire inscrire, avec Marie qui était enceinte.

 

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La crèche

Il arriva que le temps ou Marie devait enfanter fut révolu…. Elle enfanta un fils, l’enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, comme indiqué par l’ange, on lui donna le nom de Jésus. Des bergers, guidés par une étoile vinrent l’adorer, les Rois-Mages vinrent rendre hommage au «  Roi des Juifs », Siméon, un vieil homme juste et pieux vit en Jésus le «  Christ Rédempteur »… Apprenant ces nouvelles menaçantes pour son pouvoir, Hérode décida d’exterminer tous les enfants nés à cette époque…. Joseph prit alors Marie et l’enfant et s’enfuirent en Egypte.

 

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L’apprenti charpentier

Hérode étant mort, Joseph et Marie revinrent en Galilée et s’établirent à Nazareth avec le jeune Jésus, qui vécut et joua comme un enfant de son âge, aidant son père au travail du bois, éduqué aux enseignements bibliques par Joseph et les maîtres rabbiniques. Jésus vécut ainsi jusqu’à la trentaine, heureux et satisfait de la relative pauvreté des artisans de l’époque, un seul fait extraordinaire et prémonitoire marquera cette période : à l’âge de douze ans, à l’occasion d’un déplacement à Jérusalem, ses parents le retrouvèrent au Temple, interrogeant et répondant aux Docteurs de la Loi, comme s’il était leur maître….

 

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Baptême de Jésus

Vers l’an XV du règne de Tibère César, un hurluberlu inspiré parcourait la région du Jourdain, prêchant la repentance et exhortant ses frères à vivre dignement….. Jean-Baptiste « la voix de celui qui crie dans le désert » baptisait d’eau et annonçait « il en vient UN qui vous baptisera dans l’Esprit Saint et je ne suis pas digne de délier la courroie de ses chaussures…. Jésus arriva alors de Galilée pour être baptisé par lui… Une fois baptisé par Jean-Baptiste, Jésus sortit de l’eau du Jourdain, les cieux s’ouvrirent et l’Esprit de Dieu descendit sur lui…

 

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Prêches et sermons

Après les tentations du diable, Jésus répondit « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de tout ce qui sort de la bouche de Dieu », puis Jean-Baptiste proclama publiquement en désignant Jésus « Voici l’Agneau de Dieu, Celui qui ôte le pêché du monde »… André, l’un des premiers disciples annonçait « nous avons trouvé le Messie, le Christ…. », d’autres disciples se joignirent alors à eux….. Pendant trois années, Jésus accompagné de ses proches disciples parcourut les chemins de Judée, de Samarie, de Galilée, prêchant la bonne parole, s’invitant là ou on l’invitait, s’exprimant là ou l’on voulait l’entendre, réalisant des miracles pour ceux qui avaient le cœur pur…. Jésus enseignait l’amour, le pardon, la pauvreté, le détachement des biens terrestres, la charité, et proclamait ce que personne n’avait prononcé avant lui « Aimez-vous les uns les autres…. »

 

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Transfiguration

Jésus rendu sur une montagne avec Pierre, Jacques et Jean, se trouve métamorphosé,  l’aspect de son visage change, ses vêtements sont d’une blancheur éclatante, à ses côtés se tiennent Elie et Moïse, l’un avait annoncé la venue du Messie, l’autre était le libérateur du peuple…. La Transfiguration est la préfiguration de l’état annoncé aux chrétiens pour leur propre résurrection…

 

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Passion et mort

Ce pauvre Jésus, cet individu échevelé, suivi d’une bande de pêcheurs ignorants et incultes, parcourant la Palestine en condamnant la richesse indue, en invectivant les prêtres et les lévites orgueilleux, en accueillant les païens et les publicains qui reconnaissaient leurs fautes, ce pauvre fils de charpentier, sans diplômes, qui invectivait les docteurs de la Loi et que ses disciples désignaient comme le Messie…. Cet effronté qui osait même s’attaquer et chasser les marchands du Temple, les financiers d’alors, qui tenaient le haut du pavé en soudoyant les grands maîtres du Sanhédrin….  Cette équipe de barbudos traînant leurs savates dans la poussière des routes de Palestine irritaient sérieusement les autorités romaines et surtout les chefs des pharisiens…. Quand les douze apôtres se réunirent pour le repas pascal, Jésus leur transmis ce qui fait le cœur du christianisme : l’eucharistie, le pain et le vin partagé «  prenez et mangez , ceci est mon corps… » Là est le noyau, l’épicentre du christianisme : « le partage », tout le reste n’est que cérémonies formalisées, dogmes intellectuels, falbalas festifs et rites populaires. Deux mille ans après,  tous les individus du monde connaissent Jésus-Christ, chaque jour des milliards d’êtres humains célèbrent sa naissance simplement en écrivant la date «  2008 » sur tous les courriers et autres grimoires, et bizarrement, beaucoup d’hommes connaissent plus tout ce qui concerne la condamnation de Jésus, puis son terrible chemin de croix, sa crucifixion et sa mort sur la croix entre les deux larrons, que son message évangélique, les Béatitudes, et la prière qu’il nous a appris pour vénérer Dieu, le « Notre Père »….

 

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Résurrection

Après la triste mise au tombeau, et l’énorme pierre roulée devant le sépulcre, Marie, les femmes courageuses et les derniers disciples s’en allèrent tristement… Le lendemain dimanche, il fallait s’appeler Marie-Madeleine et avoir le cœur totalement pur pour reconnaître Jésus ressuscité et métamorphosé, encore aujourd’hui, il faut avoir un cœur de femme pour croire à l’impossible amour et accéder à la foi totale… Plus tard,  sur le chemin d’Emmaüs, lourdauds et sceptiques comme sont les hommes,  les deux disciples ne reconnurent le Christ que lorsqu’il se fut éloigné d’eux…. Deux mille ans après on en est toujours au même point que les deux disciples incrédules…..

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Pentecôte

Puis vint l’extraordinaire épisode collectif de la Pentecôte, promis par Jésus, ou des milliers d’habitants de la Palestine, issus de tous les pays et de toutes les races, furent touchés par l’Esprit Saint et transportés au septième ciel,  remplis de lumière et d’extase… Comment expliquer que des milliers de pauvres gens, incultes pour la plupart, aient pu comprendre et assimiler presque instantanément le message transcendantale de l’Esprit Saint, adressé à tous les hommes de la terre, qu’ils soient grands ou petits, riches ou pauvres, instruits ou illettrés, et qu’aujourd’hui les grands pontifes intellectuels de l’Eglise n’arrivent plus à se faire comprendre des gens du peuple … ?

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L’Eglise Triomphante et Glorieuse

En ce début de XXI me siècle, la hiérarchie de la Grande Machine Catholique a de plus en plus de mal à se faire comprendre par le chrétien lambda et humble, le croyant naïf et sincère, les cœurs simples et généreux…. A quoi peuvent bien servir ces « nouveaux curés » munis de doctorats de théologie ou de maîtrises de psychologie, qui ne peuvent plus être compris que par les petits bourgeois diplômés et orgueilleux,  et se trouvent complètement démunis devant la multitude des gens du peuple… ? Même les Franciscains, que François avait imaginé humbles et misérables,  vous rient au nez quand vous leur demandez ce que devient  « dame pauvreté » …. Le niveau spirituel  atteint par un être humain n’a rien à voir avec son niveau d’instruction , sa position sociale ou sa richesse, des terrassiers ou des femmes de ménage peuvent bénéficier de grâces divines bien supérieures à toutes les petites consolations que peuvent avoir les grands théologiens et les princes de l’Eglise…. La fonction primordiale des clercs est de transmettre la parole des Evangiles, le plus simplement possible et le plus largement possible, puis d’accueillir tous ceux qui ont besoin d’aide spirituelle, pour les affaires de société, de morale ou de sexe, que les gens se démerdent avec leur conscience….

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Bienheureux les fadas.

Que tous les rites officiels , qu’ils soient de Vatican II ou de Saint Pie V, continuent à être célébrés dans tous les lieux de culte pour ceux qui sont tombés dans la marmite catholique dés la naissance, est tout à fait souhaitable…. Mais la plupart des gens ne comprennent rien à toutes ces liturgies tarabiscotées, même en feuilletant désespérément un missel ou en ne trouvant pas les chants sur le dépliant distribué à l’entrée….Alors pour les millions de ceux qui ont encore une petite lumière spirituelle chrétienne au fond du cœur et qui ne demandent qu’à l’approfondir, ne faudrait-il pas des lieux de recueillement, tout simples, accueillants, tranquilles, ou tous ceux qui courent pour gagner leur vie, puisse s’asseoir ou s’agenouiller un instant, pour réfléchir, prier, se réconforter …. ?  Une petite salle tranquille, une table, quelques chaises, une croix ou une icône, un pupitre avec l’évangile du jour et le « Notre Père » pour ceux qui l’ont oublié, quelques bougies et un tronc…. Jésus n’a pas demandé que des milliers de fidèles s’agglutinent en son nom, il a simplement recommandé «  Quand deux ou trois sont assemblés en mon nom, Je suis au milieu d’eux » ( Math 18.20 ) Le « ravi » de la crèche provençale n’est pas du tout l’idiot du village, il lève les bras au ciel, émerveillé, sa joie est démonstrative et communicative, son âme rencontre Dieu, il est en extase…. Bien que totalement naïf, il nous montre le chemin du bonheur : «  Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux ».

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Eschatologie

Les véritables desseins de Dieu étant insondables du début à la fin, nos prophètes écologistes du XXIme siècle prédisent peut-être la fin des temps : la fameuse mondialisation économique et la dégradation du climat doivent faire partie de la phase terminale…. Quoique Teilhard de Chardin ( Le phénomène humain ) nous rassure avec sa théorie de la morale du mouvement : «  est un bien tout ce qui unit et fait progresser vers le Multiple unifié »…. ? Même si la plupart des humains actuels se gaussent de Dieu et d’une cosmogonie divine de l’Univers, la « masse humaine » avance irrésistiblement vers la diaphanie  qui place le Christ au cœur de la Création et des Créatures, dans l’attente de la parousie «  quand Dieu sera Tout en Tous ».

Quelques grimoires édifiants

 Premiers chrétiens

Evangiles

Bethléem

Nazareth

Jésus dans le monde

Transfiguration

Déroulement messe

Chapelle Saint-Bernard

Sermon sur la montagne

Faits de serre

Apocalypse

Greenwashing

Foi de charbonnier

Rôle du dimanche

Don et devoir

Eschatologie

Voie du Pèlerin russe

 

 

24.11.2007

Les " NOBLES VOYAGEURS "

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Les êtres « habités »

 

Il n’y a pas si longtemps, en France, un demi-siècle peut-être, la majorité des personnes âgées que l’on côtoyait, en particulier les vieilles dames, étaient « habitées »…. Souvent les yeux des grands-mères pétillaient de malice et de charité, et au fond de leurs âmes ( car elles avaient encore une âme !! ) la foi chrétienne les animait et les faisait vivre. Elles avaient oublié les dures péripéties de la vie terrestre, la pauvreté matérielle, les longues heures de travail à la maison, aux champs ou à l’atelier, et acquis une sorte de sérénité qui leur donnait des ailes et du bonheur quotidien…

En ce début de XXI me siècle en occident et particulièrement en France, il ne reste rien ou presque rien de tout cela, passé les derniers sursauts gonadiques et orgasmiques, que reste-t-il à ces pauvres hères guettés par la sénilité et la mise au parking sociétal ? RIEN…. ! Même en dépensant des fortunes en adjuvants chimiques viagrataire ou en se faisant tirer la paillasse de la tronche au cul, les vieux occidentaux deviennent en majorité de pales copies d’épouvantails de revues de mode… Ah ils ont du pognon et peuvent faire saliver de convoitise les agences de voyage et les commerces de luxe, mais même équipés de grosses bagnoles, de toilettes de grands couturiers, de portables high-tech, mêmes nourris de caviar, de poulets de Bresse et de Champagne, ils n’en restent pas moins VIDES, CREUX, INEXISTANTS, accrochés à la moindre mode existentielle qui paraîtra leur donner un petit souffle de vie…

Aujourd’hui il faut aller en Afrique ou en Asie pour rencontrer des êtres humains «  habités », leurs yeux sont clairs, profonds,  joyeux le plus souvent, même quand ils vivent dans une grande pauvreté, leur être tout entier fait corps avec leur esprit et leur spiritualité… Leurs us et leurs coutumes ancestrales longuement médités rythment leurs vies de tous les jours, leurs personnes sont totalement intégrés dans leur environnement, ils vivent pleinement sans se soucier des fins de mois et de la grosseur de leur compte en banque…Et des millions d’occidentaux dépensent des fortunes pour aller en quête du paradis perdu, pour regarder avec envie ces gens qui savent encore danser et se réjouir, pour aussi leur voler leurs intimités avec les appareils photos et les caméscopes… Et pour leur malheur ces braves gens du bout du monde sont lentement contaminés par le virus du matérialisme, petit à petit ils arrivent à croire que tous les gadgets ridicules du matérialisme sont nécessaires… et dans quelques décennies ils auront fait comme les  occidentaux : ils auront vendu leur âme au diable contre des machines à laver, des bagnoles et des voyages organisés…

Quelques îlots de «  vieux croyants » résistent encore dans quelques régions d’Europe… Il y a quelques années je me trouvais à la gare de Lourdes quand est arrivé un train de pèlerins en provenance de Calabre, quand la rame s’est arrêtée, des centaines de personnes sont descendus et se sont agenouillés sur le quai, extasiés, comblés, en dehors du monde… La plupart de ces gens étaient des pauvres, ils avaient peut-être économisé dix ans pour se payer ce voyage, mais ils étaient pleins de richesses spirituelles, ils n’avaient besoin de rien, ils étaient «  habités »…  En France, ce genre de  spectacle est presque intolérable pour les petits bourgeois laïcs, bourrés de diplômes et de suffisance, éternels mécontents et insatisfaits,  jaloux à en crever de voir des pauvres gens parvenir à une plénitude de vie …La débandade des clercs de l’Eglise Catholique dans les années 70, avides de participer aux joies sociales et conjugales, a provoqué la débandade des ouailles complètement déboussolées… Les clercs ont vite déchantés, la vie sociale n’est qu’un paradis factice et éphémère, mais le mal était fait, les pauvres Français se sont englués de plus en plus dans le matérialisme et courent toujours en haletant vers les lendemains qui chantent…en ayant presque oubliés qu’ils sont d’abord des êtres humains ne disposant que de peu de temps sur la terre pour se construire une vie familiale simple, pleine d’amour et de tendresse, et surtout une existence spirituelle pleine et entière.

Cheminer

Les perles du pèlerin

Humilité

Pauvreté volontaire

Le Pèlerin Russe

Luxueuse austérité

                                   

07.08.2007

Marcel Légaut, humaniste, écologiste, chrétien.

 

 
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Un pionnier de l’écologie humaniste

 

Un VRAI modèle, un VRAI maître à penser,

pour de VRAIS écologistes

 Rechercher le sens de sa propre vie

 

Marcel Légaut

 

           Agrégé de mathématiques, docteur es sciences, Marcel Légaut a consacré une partie de sa vie à l’enseignement des sciences dans les facultés de Nancy et de Rennes. En 1940, sous le choc des événements, il essaie une expérience de vie communautaire avec un groupe d’étudiants, ou travail intellectuel et travail de la terre devraient se compléter. Puis, en 1942, il saute le grand pas, achète une ferme en ruines dans le Haut-Diois, se consacre à l’élevage et  à l’agriculture en tentant de partager la sagesse des montagnards, ses voisins.

        Profondément chrétien et humaniste, il va tenter pendant un demi-siècle de survivre matériellement du fruit de son travail de la terre, de poursuivre ses longues réflexions et méditations sur le devenir de l’homme dans son travail, sa vie de famille, sa dimension spirituelle, qu’il nous livre dans de nombreux ouvrages, pouvant servir à chacun de nous tous les jours, et faire œuvre de prophète pour la survie de l’homme au XXI me siècle.

          Dans son essai « Travail de la foi », Marcel Légaut aborde l’essentiel : ce qui est au centre de la recherche, c’est l’homme en lui-même, tel que le révèlent sa propre pensée, sa propre existence, et la conscience qu’il a des autres. Cette recherche fait naître en l’homme une sagesse riche d’une expérience humaine, d’une foi authentiquement vécue,  d’un sens rasséréné des Béatitudes.

          En 1940, incorporé comme officier d’artillerie, il constate très vite la dichotomie totale entre l’esprit intellectuel qui l’anime lui-même, et la réalité des choses et des hommes dont il a la responsabilité…Pour qu’une société fonctionne il faut des hommes d’action, bien au courant des situations réelles et qui sachent prendre des responsabilités et donner des ordres clairs…Soixante ans après ce constat, la société française souffre terriblement de cet état de choses, dans tous les compartiments de nos activités, nous sommes dirigés par des intellectuels, des gens très habiles certes, mais imbus de mots et de théories, très instruits aussi, mais intérieurement très, très pauvres en substance et en sens du concret…

         Que ne voudrait-on pas entendre souvent des confessions comme celles de Marcel Légaut : « Quelle découverte pour un fonctionnaire, protégé de tous les soucis matériels, que les précarités d’un budget paysan, toutes les incertitudes climatiques et toutes les privations que cette situation  impose. » Et : « être fonctionnaire est une condition fort peu propre à grandir un caractère, la sécurité matérielle concourt perfidement, insensiblement, à l’apprentissage de la servitude et de la veulerie… » Marcel Légaut, un jour, devant le constat de la dérive kafkaïenne de notre société, a pris la décision de rompre avec la routine, de s’exposer directement à la réalité, et, en fait, de prendre en mains directement la création de sa propre vie.  C’est à cette initiative primordiale qu’il nous invite en permanence dans ses ouvrages, même au risque d’en souffrir, mais surtout au bénéfice d’une vieillesse heureuse, satisfaite d’avoir tout tenté et de s’être échappé de l’anonymat abrutissant.

          Pendant un demi-siècle, Marcel Légaut a gagné sa vie du travail de ses mains, sa condition de paysan-éleveur dans une région assez rude ne fut pas une sinécure, ni physiquement car les travaux étaient durs, ni moralement car s’insérer dans une communauté de durs travailleurs n’est pas aisé… Il écrivait : «  Pendant les nombreuses et longues heures que je passe à garder mon troupeau en montagne, que de fois ai-je pensé au mystère de notre impuissance à donner, quand tout, en chacun de nous, se tend vers un accomplissement, inconnu mais certain, par une communion véritable ! » Puis :  « Etrange existence  que celle de l’intellectuel qui devient manuel !… Il est écartelé entre deux vies qui le sollicitent parce qu’elles n’arrivent pas à s’unir en une harmonieuse symbiose…. De plein pied avec l’une et l’autre, il ne trouve dans chacune d’elle sa vrai demeure… »

           ETRE SOI-MEME, le grand leitmotiv de Marcel Légaut… «  C’est parce qu’il est lui-même que l’homme agit sur les autres. Il le fait d ‘ailleurs, en grande partie, à son insu. Son dénuement personnel, aussi totalement, stablement et immédiatement senti que cela lui est possible, devient par sa modestie et par sa singularité une puissance de rayonnement qui l’élève au niveau de l’universel grâce à son authenticité sans faille ni surcharge. Son silence est souvent plus efficace que sa parole, parce qu’il est plus pur de toute construction humaine, de toute systématisation générale et abstraite. C’est ainsi que Dieu parle à l’homme »

         Sans les œillères laïques, qui étouffent le monde intellectuel occidental sous une chape de plomb, Marcel Légaut pourrait être le maître à penser universel d’une écologie humaniste… Ses références sont là pour nous convaincre, universitaire laïque, croyant chrétien, écologiste convaincu, partisan sincère d’une austérité vécue, voilà un homme exemplaire qui, à quarante ans, pour mettre sa pensée en accord avec sa foi et ses convictions écologistes, abandonne une sinécure douillette de professeur agrégé pour aller gratter quelques arpents de terres ingrates dans une région difficile…

Bibliographie sommaire : - La communauté humaine – La condition chrétienne – Introduction à l’intelligence du passé et de l’avenir du christianisme – Travail de la foi – Prières d’un croyant

Pistes environnementales

Biographie de Marcel Légaut

Devenir soi

Marcel Légaut et la terre

Pionniers de l’écologie

Fraternité cosmique

Ellul l’écologiste

Ecologie et humanisme

Religion cosmique

Frère soleil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

             

 

01.07.2007

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Quête spirituelle

Lettre à un ami.

             Tu me demande, sur ton dernier message dominical, si j'étais à la messe.... Non, il y a longtemps que je n'assiste plus aux  cérémonies rituelles de l'Eglise Catholique.... Longtemps j'y suis allé régulièrement, mais je ne peux pas me rappeler plus d'une douzaine de « vraies messes »,  de « vraies communions » avec l'assemblée et l'eucharistie  , les prêtres catholiques sont devenus les simples techniciens exécutants d’un rituel , alors que ce sacrifice demanderait des officiants flamboyants et inspirés....Maintenant je vais à la messe à Noël et à Pâques, car je suis né catholique et mourrai catholique. Le monde peut remercier l’Eglise de Rome d’avoir transmis les paroles du Christ jusqu’à aujourd’hui et il est impossible de nier l’impact extraordinaire de Jésus sur le monde entier, il est le seul sage, ou le seul prophète de tous les temps à avoir dit aux hommes «  aimez-vous les uns les autres »....J'ai vraiment dépassé le stade de la soumission à une confession, je suis « au delà », après une longue, très longue quête spirituelle, après moultes retraites dans des monastères, chez les Jésuites, les Orthodoxes, et même dans un dojo..... et de très profondes discussions avec des Juifs, des Musulmans,  des Protestants de tous acabits, et…. des Athées sincères et généreux.

La première fois que je t’ai envoyé un message , c'était au sujet de ton texte sur l' hésychasme, que je trouve formidable et que j'admire, mais ce qui est  fondamental dans ce domaine, c'est de dépasser le stade de  " la lettre " pour tenter d'accéder à « l'esprit » !! Beaucoup de « blogonautes » qui se veulent des intellectuels finauds et modernes,   écrivent et glosent sur les dimensions spirituelles des êtres humains, mais