22.05.2006

Progrès Mirages

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Extrait de Maxime Laguerre (5)

 

 

«  Les Mirages du Progrès »

 

 

 

page 76… Nous appelons « idéologie culturelle » ce nouveau système de valeurs dont la pierre angulaire est la « croyance » que tout est acquis, que l’abstrait, l’intellect prime le concret, la matière, que l’être qui vient d’être conçu n’a pas de passé mais seulement un avenir.

 

Cette nouvelle doctrine était promue par les intellectuels soit par idéal, soit par intérêt. Pourquoi par intérêt ? Parce que dans ce nouveau système, les intellectuels deviendraient les donneurs de leçon selon les mérites que procure le savoir abstrait alors que, dans l’ordre naturel, seuls étaient retenus les mérites du comportement et du savoir-faire. Les leçons venaient de l’exemple.

 

Dans notre nouvelle idéologie, la hiérarchie vient du savoir abstrait, de ce qu’on appelle depuis peu la culture sanctionnée par des diplômes. Plus vous êtes diplômé, plus vous êtes dignes d’admiration et plus vous pouvez prétendre aux plus hauts postes. Cette idéologie s’est en grande parie substituée à l’ordre naturel pour lequel c’était la manière dont on se conduisait dans la vie, la manière dont on réagissait devant les événements, l’efficacité dans le métier qui vous jugeaient….

 

Ils furent nombreux en France et en Europe, convaincus que la Révolution de 1789 ouvrait une ère nouvelle de bonheur universel. Leur grande idée était que la compréhension et la bonne entente entre les individus se feraient d’elles-mêmes, d’abord en unifiant les symboles qui servaient à la communication abstraire, c’est à dire la langue et les systèmes de mesure….( suppression de toutes les langues locales et patois)

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Maxime Laguerre

 

 

16.05.2006

La Fontaine

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Extrait de Maxime Laguerre (4)
 
«  Les Mirages du Progrès »
 
 

page 72…Puisque j’ai cité La Fontaine dont les fables expriment une philosophie de la vie telle qu’elle était acceptée par la sagesse populaire, voici la morale d’une fable peu connue : « La souris métamorphosée en fille » :


 

«  Il faut en revenir toujours à son destin.

C’est à dire à la loi par le Ciel établie :

Parlez au diable, employez la magie

Vous ne détournerez nul être de sa fin »


 

Cet ordre de valeurs que nous appelons ordre naturel ne pouvait plaire aux intellectuels, et ceci pour différentes raisons. A cette époque on jugeait les êtres sur leur comportement et non sur leurs idées. Tartuffe a peut-être de belles idées, mais son comportement est méprisable. Faut-il le juger sur ses idées ou sur son comportement ? Molière, qui fait partie  de l’ordre naturel, pense qu’il faut le condamner, mais la position des intellectuels est différente : les idées priment tout. Il est même mesquin de parler du comportement d’un homme qui a de belles idées. Les idées font l’homme.


 

C’est pourquoi Molière fut si férocement combattu par une partie du clergé formée de purs intellectuels. De nos jours les tartuffes seraient admirés, leurs paroles médiatisées et celui qui oserait parler de leur comportement contraire à leurs paroles serait définitivement disqualifié pour ignominieuse bassesse….


 

Pour les hommes de l’ordre naturel, ce sont les actes  qui jugent l’homme »  et c’est là une ligne de partage entre la nouvelle idéologie que préparent les intellectuels et l’ancien ordre naturel.


                                      Maxime Laguerre

12.05.2006

Progrès Mirages

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Extrait de Maxime Laguerre(3)
 
«  Les Mirages du Progrès »
 
 

page 54…. Le mécanisme du « système sorcier » est le plus primitif et le plus simple. En découlent des systèmes semblables, parfois très sophistiqués, permettant aux plus doués d’esprit ou d’imagination d’utiliser l’énergie physique des producteurs ** pour obtenir d’eux tous les biens matériels dont ils ont besoin.


 

Le sorcier se dit l’intermédiaire – le seul intermédiaire – entre les puissances surnaturelles appelées dieux et les hommes de la tribu. *Comment a-t-il été désigné, comment peut-il communiquer avec les dieux, c’est son secret….Que peuvent ces derniers ? Tout ce que les hommes espèrent et ne peuvent réaliser. C’est pour les demandes individuelles ou collectives que le sorcier va intercéder. IL va le faire au cours de cérémonies spectaculaires, et il demandera beaucoup de présents pour les dieux…


 

Or,  seul le hasard fait coïncider la demande et sa réalisation. Cependant si la réalisation ne vient pas c’est que les dieux, explique le « sorcier », sont mécontents de leurs fidèles…


 

Le sorcier désire le pouvoir avec tous les avantages qu’il peut procurer : considération, argent, avantages en nature. Le sorcier est par principe l’intermédiaire entre le peuple et les puissances qui peuvent influer sur l’avenir de celui-ci. De nos jours il est progressiste. Il se veut le maître de Progrès qui fait évoluer notre société vers le paradis terrestre perdu. Vers l’utopie.


 

Les sorciers, lorsqu’ils font de la politique, parlent beaucoup, savent créer un cérémonial qui les met en valeur, déclarent qu’ils sont au service de leurs frères, de leurs concitoyens…


 
Maxime Laguerre
 
* En 2006, les psychanalystes, les communicateurs, les alter-mondialistes ,les analystes-programmeurs, les publicistes ….
 
 
** En France, depuis la nuit des temps, 90 % des sources de  la richesse proviennent de l’agriculture.

 

 

10.05.2006

Progrès Mirages

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Extrait de Maxime Laguerre (2)

 

 

 

«  Les mirages du Progrès »

 

 

 

 

 

 

 

page 48….Dans l’état de nature, le sol était à tout le monde alors qu’il devint la propriété de familles d’individus qui le conservèrent à travers les générations. La TERRE, c’était la mère nourricière qui ne produisait QUE par le travail. « Travaillez, prenez de la peine : c’est le fonds qui manque le moins. »

 

 

Cette époque se termine au XXme siècle. Jusque-là, on «  gagnait son pain à la sueur de son front ». Tous les métiers de production sans lesquels l’humanité serait morte demandaient efforts et intelligence. Le SAVOIR-FAIRE c’était la main commandée par l’intelligence et, en dehors de quelques exceptions, la hiérarchie des profits était le résultat de la qualité du travail et de sa quantité.

 

 

C’est une hiérarchie assez naturelle, car l’animal qui consomme le plus, c’est le plus ,intelligent et le plus actif. Pendant cette longue période régna un ordre para-naturel ou l’on respectait les principes de la nature. Presque tout ce que l’on utilisait était renouvelable. Ce qu’on prenait à la terre par les récoltes, on le lui rendait par le fumier. L’énergie utilisée, celle des bœufs et des chevaux, du vent, de l’eau, ne pouvaient as s’épuiser.

 

 

Maxime Laguerre

 

 

 

07.05.2006

Progrès mirage

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Extrait de Maxime Laguerre (1)

 
«  Les mirages du Progrès »
 
 

( page 18 )…..  L’homme, plein d’orgueil, prétend que Dieu lui a dit : « Croissez et multipliiez, emplissez la terre et conquérez-là ; dominez les poissons de la mer, les oiseaux du ciel et toutes les bêtes qui fourmillent sur la terre »

 

Or, l’homme a si bien conquis la terre et dominé tous les animaux qu’il est en train de les détruire. Dieu a-t-il voulu cela ? Certainement pas.

 

Notre étude matérialiste de l’évolution de l’humanité nous a conduit à constater que celle-ci n’avait pas été planifiée, mais réalisée à partir d’inventions, d’innovations individuelles faites et adoptées dans le désordre.

 

L’humanité n’a jamais su ou la conduisait ses innovations et elle le sait moins que jamais.

 

Elle continue à idolâtrer le Progrès ne lui attribuant que ce qui semble rendre sa vie meilleure.  Elle refuse de reconnaître que chaque innovation, adoptée égoïstement, a son cortège d’effets néfastes parfois catastrophiques.

 

Pour tout ce qui va mal, elle cherche sans fin des boucs-émissaires, refusant de voir sa propre responsabilité.

 

L’homme a quitté l’ordre naturel. Est-ce par la volonté de Dieu qui lui a donné une parcelle de sa divinité pour accomplir une mission particulière ou est-ce à la suite du péché originel qui lui a donné un autre regard sur lui, ses semblables, son environnement ? A partir de là, il a pu imaginer rendre sa vie meilleure hors de l’ordre naturel. Est-ce possible ? C’est toute l’histoire du Progrès.

 

Maxime Laguerre

 
 

 

 

01.05.2006

MIRAGES du PROGRES

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J'ai demandé à mes voisins oû allait ce train.
Ils ne savaient pas. Certains disaient qu'il allait vers un pays merveilleux, un véritable paradis.
Alors, j'ai fait tous les wagons pour trouver quelqu'un qui sache exactement ou nous allions.
Personne ne savait rien de précis, mais puisque tout le monde y allait, pourquoi se tracasser ?
Voulant en savoir plus, j'ai cherché le conducteur.
Il n'y en avait pas !!
Alors j'ai dit aux autres: ne croyez-vous pas que nous devrions nous arrêter ? Le train va trop vite et nous ne savons pas ou nous allons.
Soudain silencieux les gens m'ont regardé d'un drôle d'air, comme si quelque chose n'allait pas trés bien dans ma tête.
Enfin l'un d'eux m'a répondu: " Mais, monsieur, vous savez, on n'arrête pas LE PROGRES ".
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Maxime Laguerre " Les mirages du progrès "

 

 

01.04.2006

Relâche !

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On essaiera de revenir en même temps que les cloches de Pâques…
 

En attendant

 

 

Un petit florilège de blogs : 

Un blog par jour. Fraîcheur. Livres. Poésie .  Vie de famille. Société. Famille. Chansons. Tinou. Bavardage. Musique.
 

 

 

31.03.2006

Sentences vaticanes III

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Dans les autres occupations, une fois qu'elles ont été menées à bien avec peine, vient le fruit ; mais en philosophie, le plaisir va du même pas que la connaissance : car ce n'est pas après avoir appris que l'on jouit du fruit, mais apprendre et jouir vont ensemble.
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30.03.2006

SAGESSE

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Ne demande pas que les choses arrivent comme tu veux. Mais veuille qu'elles arrivent comme elles arrivent, et tu seras heureux.
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24.03.2006

Citadelle II

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Il fut un âge aussi oû j'eus pitié des morts. Croyant que celui-là que je sacrifiais dans son désert sombrait dans une solitude désespérée, n'ayant point encore entrevu qu'il n'est jamais de solitude pour ceux qui meurent. Ne m'étant point heurté encore à leur condescendance. Mais j'ai vu l'égoiste ou l'avare, celui là même qui criait si fort contre toute spoliation, parvenu à sa dernière heure, prier qu'autour de lui l'on rassemblât les familiers de sa maison, puis partager ses biens dans une équité dédaigneuse comme des jouets futiles à des enfants..... Je connais celui là qui partage sa gourde quand déjà il sèche au soleil, ou sa croute de pain à l'apogée de la famine. Et c'est d'abordqu'il n'en connait plus le besoin et, plein d'une royale ignorance, abandonneà autrui cet os à ronger. 
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