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15/12/2005

PARADIS

C’est un monsieur d’un certain âge, gagnant sa vie en utilisant des procédés pas très honnêtes. De temps à autre sa conscience lui lance des coups de semonce pour tenter de le rappeler à l’ordre.

Une nuit, il fait un songe : un ange vient le voir et lui dit : «  écoutes, il faudrait te décider à suivre une voie plus conforme à la vie en société, je vais t’emmener voir l’enfer et le paradis, et après tu choisiras »

Pendant le transport « virtuel », notre homme commence à se représenter des images de feu, de flammes, de dragons rugissants. Il est extrêmement surpris quand son guide lui dit « voilà nous sommes en enfer » : il se trouve dans une très belle salle de restaurant ou de très nombreux convives sont assis devant des tables ou des mets de toutes sortes foisonnent. Mais, il y a un « mais », tous les convives sont équipés d’immenses fourchettes et ils font tous d’horribles grimaces car ils ne peuvent attendre leur bouche, et ne peuvent profiter de tous ces aliments……  « Maintenant nous allons aller voir le paradis ».... et notre homme est encore plus surpris, car le décor est le même, même restaurant, mêmes mets délicieux offerts en quantité et les convives sont armés des mêmes fourchettes immenses…. 

Mais détail d’importance, les convives ont tous l’air heureux et satisfaits : chaque invité utilise sa fourchette pour donner à manger à ses voisin et partager la manne.

Morale de l’histoire : sur toute la terre, les conditions de vie  sont les mêmes, mais les hommes peuvent transformer la société en enfer ou en paradis selon la façon d’utiliser les richesses offertes à tous les êtres humains.                    

                          Entendu une nuit sur une radio !

 

 

19:40 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

Doulce France

Nostalgie…nostalgie…. Oui…et non : on peut apprécier fortement ce que le progrès matériel nous donne, la télé, le téléphone portable, les voyages aériens, la pilule, les soins médicaux, le confort de l’habitat, les cellules psychologiques, l’ordinateur, les vacances, etc…, et se demander en même temps si ces avantages uniquement matériels n’ont pas été trop vite, trop loin, trop fort ? Je vais attraper bientôt les soixante dix berges, je fais donc partie des gens qui ont vécu leur enfance dans le dix-neuvième siècle, et qui se sont retrouvés projetés dans le vingt-et-unième siècle en avion supersonique, sans trop comprendre ce qui leur arrivait !
 
Quand j’étais gosse, dans les années quarante, au siècle dernier, dans chaque maison, il y avait quoi, dans les cuisines, une table, quatre chaises, un buffet, une cuisinière à bois ou à charbon, quelques ustensiles indispensables ; dans les chambres, quelques lits, quelques chaises, deux ou trois armoires et le tour était joué, cela suffisait pour vivre…. La qualité des meubles variait en fonction des revenus familiaux, mais le luxe n’allait jamais au delà de ces éléments indispensables ! Quand on regarde aujourd’hui, en 2005, l’équipement des appartements, salles de bains, cuisines aménagées, matériels électroménagers, télés, chaînes Hi-Fi,  magnétoscopes, lecteurs de DVD, ordinateurs, téléphones divers,  climatisations , fours micro-onde, on peut être stupéfait, comme je le suis, si je fais un flash-back entre la cuisine de ma mère et la mienne actuellement !!
 
Mais les heureux propriétaires de tous ces matériels, en particulier les occidentaux, ont-ils vraiment gagné en qualité de vie ? D’abord, un constat que je fais chaque jour : les gens ne rient plus… Aujourd’hui,  on ridiculise, on ironise, on descend en flammes, et on ricane, mais on ne se bidonne plus pour des riens, des gaudrioles, des farces, des bons mots, des moqueries sans méchanceté…
 
La politesse aussi a disparu, celle des gens « bien élevés » qui était toute faite de gentillesse, de respect pour autrui, quelque soit l’interlocuteur, et celle des gens du peuple, qui n’était pas aussi raffinée, et souvent inculquée à coups de pieds au cul, mais qui existait réellement, et cela facilitait grandement les rapports humains !!
 
J’ai emprunté le titre « Doulce France » à René Bazin, qui disait : « on l’a nommé ainsi à cause de sa courtoisie, de sa finesse, de son cœur joyeux et noble. Et la douceur n’est pas faible, elle n’est pas timide, elle est forte ». On a l’impression en lisant ces lignes de remonter des siècles en arrière, mais non, cet écrivain a vécu il y a à peine un siècle … Qu’est-il arrivé à la « Doulce France » pour devenir en si peu de temps, cette termitière agitée, revendicative, agressive, orgueilleuse, affamée de biens matériels, oublieuse de ses traditions chrétiennes et de ses deux mille ans d’histoire ?
 
Quand je regarde des photos des années cinquante, je me dis «  non, ce n’est pas possible, que s’est-il passé ? ». Tous les enfants et les jeunes de ces années là étaient certainement beaucoup plus niais et moins instruits que les enfants de maintenant, mais quelle fraîcheur dans les regards, quel bonheur de vivre, quelle confiance dans la vie, quelle légèreté dans l’allure, quelle naïveté aussi, mais peut-on vivre heureux sans avoir un minimum de naïveté ?
 

Rien ne peut mieux évoquer, pour moi, la France qui a existé jusqu’à la fin des années cinquante, que le roman de Gabriel Chevalier «  Clochemerle »… Tous les personnages y sont presque des stéréotypes des habitants de la France d’alors : Tafardel, l’instituteur orgueilleux; Pièchut, le politicien roué ; la cuisse accueillante de la belle Judith ; Toumignon le roi des cocus ; Torbayon le cafetier ; Melle Voujon la sèche postière … Et puis, et puis, le bon curé Ponosse, friand de chère, de chaire et de chair ; et le bon docteur Mouraille, et le pharmacien Poilphard et son chagrin éternel ; et le mécanicien Fadet ; et le notaire Girodot …..Et tous ces paysans, viticulteurs, artisans, journaliers, femmes de ménage, mères de familles,  tous plus les uns que les autres, soiffards, hâbleurs, rustres, sensuels, rigolards….

 

 

12:40 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (2)

13/12/2005

Antiaméricanisme

 

 

Antiaméricanisme primaire

 

 

 

 

Dans les affaires du monde, le grand malfaisant, c’est l’Amérique : telle est la plus énorme calomnie qui ait été accréditée depuis qu’ont cessé d’exercer ces éminents spécialistes que furent Hitler et Goebbels. Comment en est-on venu à croire cela d’une manière aussi générale s’agissant d’un pays qui, il y a seulement trente ans, était à peu près universellement considéré comme un bienfaiteur de l’humanité ?

 

 

Cette hostilité peut sans doute s’expliquer par l’envie et la rancœur qu’éprouvent les pauvres et les faibles envers les riches et les puissants…. Venons-en maintenant à l’aspect le plus étrange et le plus navrant de l’affaire : des pays libres et démocratiques entrent dans le jeu de la calomnie et collaborent à la campagne de diffamation contre le principal champion de la liberté. A de rares exceptions prés, la presse occidentale en est arrivée là sans le vouloir et sans s’en douter, du seul fait qu’elle rend compte des événements là ou ils se produisent, et puise ses informations là ou elles sont disponibles, c’est à dire à 99% dans les pays libres tels que les Etats-Unis…..

 

 

La disparité des sources d’information, la propension bien ancrée à considérer que les bonnes nouvelles ne sont pas des nouvelles faussent continuellement l’image que la presse donne du monde….C’est à juste titre que j’ai mis en avant le rôle néfaste des médias, mais nous ne devons pas pour autant passer sous silence le comportement tout aussi fâcheux des universitaires et des enseignants. Certes, ceux-ci n’éprouvent plus aujourd’hui autant d’admiration pour l’Union Soviétique que leurs aînés….

 

 

Quelles que soient les erreurs, les fautes et parfois les vilenies qu’on puisse leur reprocher, les Etats-Unis sont voués, par toute leur histoire, à la défense des droits fondamentaux de l’humanité….

 

 

Extrait d’un article de Robert Nielsen, paru dans Sélection du Reader’s Digest de Décembre 1976

 

 

 

16:08 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)