Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

08/01/2006

Esclavagisme aggravé !

Esclavagisme et état d’esprit


 

Après la fameuse loi sur les bienfaits de la colonisation, arrivée comme un cheveu sur la soupe, il est de bon ton, en France, d’être anti-esclavagiste, en particulier chez nos grands penseurs de gauche. On le crie sur les toits, on en fait des forums, des titres de presse, des conférences, des déclarations dithyrambiques à l’Assemblée Nationale… Mais à quoi cela sert-il, à qui, pourquoi, là est la question ?


 

Une de mes grands-mères, illettrée mais fort intelligente, nous recommandait toujours d’aborder les problèmes humains avec des pincettes et toujours en tournant un peu autour du cas, ainsi pour les enfants qui ne veulent pas manger, ou qui refusent d’aller à l’école….  Et avec le temps et de la patience ça marche toujours. Nous en France on habite le pays ou l’on possède les intellectuels de gauche et les journalistes les plus intelligents du monde, et ces gens là, ces cons là allais-je dire, eux, ils foncent tête baissée dans des actions qui ne peuvent que replonger nos compatriotes de couleur dans la condition d’esclaves pour un siècle ou deux… Evidemment il n’est pas question de remettre à ces braves gens des fers aux pieds, mais c’est tout comme, si on les reconditionne mentalement dans la position de quémandeurs et de pleureurs.


 

Tout ce tohu-bohu est d’autant contre-productif que sans le Grand Promoteur de la colonisation à outrance, le sieur Jules Ferry, grand champion de la laïcité aussi,  le système économique de l’esclavage n’aurait pas existé … Peut-être quand même que monsieur Jules ferry était un homme honnête, et que la colonisation a rendu quelques services ? Car à voir comment l’Afrique est gouvernée aujourd’hui, on ne s’étonne pas des récits édifiants de quelques explorateurs à la fin du 19me siècle  … 

 

 

10:05 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

20/12/2005

Vérités économiques

Les " Quates Vérités " de J.K Galbraith
Ce qui compte dans la vie réelle n'est pas la réalité , mais l'idée à la mode et l'intérêt financier....C'est ainsi qu'est apparue, dans la langue un peu savante, la formule " économie de marché"....Il eut été difficile en fait, de trouver un nom plus vide de sens... Le choix " d'économie de marché " pour remplacer " capitalisme " n'est qu'un voile d'absurdité trompeur jeté sur la réalité profonde de l'entreprise....
Le paradoxe est là.Le mot " travail " s'applique simultanément à ceux pour lesquels il est épuisant, fastidieux, désagréable, et à ceux qui y prennent manifestement plaisir....
Alors que le capitalisme a cédé la place au système " management plus bureaucratie ", on  monte de toutes pièces un simulacre de puissance pour les propriétaires, c'est de l'escroquerie....Les actionnaires sont invités chaque année à une assemblée générale qui, de fait, ressemble à une cérémonie religieuse....
On ne peut anticiper avec certitude le comportement futur de l'économie, le passage des périodes fastes à la récession ou à la dépression et vice-versa....Comme les prévisions correspondent à ce que les autres veulent entendre et qu'ils souhaitent en tirer profit....Le monde financier fait vivre une communauté active, bien payée, sur la base d'une ignorance inéluctable mais aux allures sophistiquées...
_
J.K Galbraith. Célébre économiste et écrivain américain

 

 

09:33 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1)

16/12/2005

Ecologie suave

 

RETOUR à LA TERRE


 
 
 
Dans une revue de 1945, le titre d’un article est «  l’Europe a faim », puis en sous-titre « Le monde peut-il nourrir l’Europe »….
 
En 2005, l’Europe regorge de nourriture, elle déborde de victuailles, elle enfle et se congestionne devant l’abondance de bouffe qui envahit les étalages, l’obésité devient un problème national…. La majorité des Européens a oublié la situation de 1945 ou ne le sait même pas, pourtant cela était vrai, un kg de pommes de terre valait son pesant d’or ; un saucisson était une petite fortune, il fallait encore faire la queue des heures et présenter ses tickets de rationnement pour obtenir une livre de plats de côte ou un quart de litre d’huile…..
 
Paradoxalement, les gens qui ont réussi à donner à manger à l’Europe, donc à la France, les paysans, sont aujourd’hui presque au banc de la société, et chaque année des milliers d’entre eux font faillite et abandonnent les exploitations…. Mais que s’est-il donc passé ? Dans le monde agricole comme ailleurs, la belle aventure de la productivité, qui avait commencé par un effort général pour le bien commun des français, a dégénéré en recherche d’intérêts financiers sordides pour le compte d’intérêts particuliers. La grande aventure du machinisme agricole et de l’apport de produits chimiques miraculeux, qui ont multiplié les rendements, et qui devait être le nouvel « âge d’or » de l’agriculture a complètement foiré de par les manipulations machiavéliques des centrales d’achat de la grande distribution.
 
De plus, en ce début de vingt-et-unième siècle, vient se greffer la fameuse mondialisation, qui permet aux multinationales d’affamer qui ils veulent, quand ils veulent, et d’imposer leurs prix aux producteurs, et l’arrivée de grands pays agricoles dans l’Europe des vingt cinq…Ne parlons même pas de la qualité des fruits et des légumes : qui n’a pas connu les années quarante ou cinquante, ou la plupart des produits étaient cultivés avec des adjuvants naturels et étaient récoltés en période de mûrissement, ne peut pas connaître le goût délicieux des légumes, la douceur sucrée d’une prune ou d’une pêche, le bonheur de goûter les premiers petits pois et les pommes de terre nouvelles. Tout ça, c’est terminé, et comme la plupart des gens s’en foutent et ne regardent que leur porte-monnaie, l’idée de vouloir revenir en arrière est une utopie totale, et de toute façon, pour avoir des produits agricoles de haute qualité, il faudrait que les Français retravaillent beaucoup plus : tous ceux qui ont vécu en autarcie alimentaire savent que cela demande un travail considérable, et à l’époque de la civilisation des loisirs, personne ne voudrait revenir en arrière.
 
Il y a pourtant, aujourd’hui, des individus qui prétendent vouloir revenir à des structures politiques et agricoles plus « humaines », plus prés des hommes, plus près de la région, du village, pratiquer l’agriculture « raisonnée », être plus « solidaire », mais ces individus ne se mouillent pas trop sur le terrain, sauf pour détruire des essais scientifiques de culture. Tous ces gens, plus ou moins regroupés dans la nébuleuse « écologie », en fait, ont trouvé un bon filon en organisant ce « bisness », ça fait rêver, ça rappelle l’âge d’or perdu, ça permet d’engranger des voix aux élections et de vivre aux frais des contribuables, tout en continuant à profiter des facilités de la vie moderne et de participer ainsi aux nuisances et à la pollution. Vouloir faire croire aux gens qu’il peut exister un pouvoir angélique est une fumisterie totale, depuis des millénaires l’histoire n’a jamais recensé ce genre de gouvernement, sauf pendant les soixante-dix ans de l’URSS ou le paradis promis s’est transformé en enfer : Machiavel est et reste le maître en politique.
 

Bizarrement les idéologies prônées,  par les écologistes ressemblent à s’y méprendre aux idéologies pétainistes du fameux « retour à la terre » , qui, en fait, n’étaient pas si idiotes que ça, et dénotaient, pour le moins, un véritable esprit de prophétie…. Mais toutes ces idéologies ne sont que des utopies : quand la masse des hommes prend une direction, qu’elle soit bonne ou mauvaise, il est impossible de revenir en arrière, la seule solution est trouver autre chose, et il faut faire confiance : dans les pires moments de l’histoire, les humains ont toujours trouvé des remèdes à leurs maux.

 
Ou alors, il faut s’en remettre au conteur/menteur génial que fut Giono et rêver avec lui d’une société bucolique parfaite :   « Viens, suis-moi. J’ai ici ma vigne et mon vin ; mes oliviers, et je vais surveiller l’huile moi-même au vieux moulin…   Tu as vu l’amour de mon chien ? Ca ne te fait pas réfléchir, ça ?… Viens, venez tous, il n’y aura de bonheur pour vous que le jour ou les grands arbres crèveront les rues, ou le poids des lianes fera crouler l’obélisque et courber la tour Eiffel ; ou devant les guichets du Louvre, on n’entendra plus que le léger bruit des cosses mûres qui s’ouvrent et des graines sauvages qui tombent ; le jour, ou, des cavernes du métro, des sangliers éblouis sortiront en tremblant de la queue. »  ( extrait de « Solitude de la pitié » )

 

 

11:20 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)