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21/02/2006

Foutons la paix aux musulmans

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Comme l’a suggéré Epicure il y a plus de 2000 ans, il faudrait quand même que nous, les « Nordistes », on accepte un peu les coutumes des «  Sudistes » et que nos intellectuels et autres plumitifs arrêtent de se prendre pour des Phénix prétendant donner des leçons au monde entier.

 

Sur un blog dénommé « Al chibani », il est dit que l’islamisme est devenu une grasse source de revenus pour les intellos français, alors que la plupart d’entre eux ne savent absolument rien du monde musulman. Un professeur de littérature française à l’université Yale, Farid Laroussi, dit à peu près la même chose, en termes plus ampoulés, voir : http://oumma.com/article.php3?id_article=1437 .

 

Si les intellectuels musulmans écrivaient  sur les occidentaux en général et les chrétiens en particulier, le dixième de ce qu’écrivent les soit disant lettrés de l’occident, cela serait un tollé médiatique général… Pourtant, en lisant un peu et en consultant les sites islamiques, on constate que leurs auteurs connaissent bien les coutumes occidentales et chrétiennes ?

 

S’il y a dans les pays de culture musulmane, comme dans tous les pays d’ailleurs, que ce soit en Orient ou en Occident, des organisations plus ou moins maffieuses, structurées pour répandre la terreur et le crime organisé, ce n’est pas une raison pour clouer au pilori en permanence l’ensemble des communautés musulmanes.


 

Les mœurs et les coutumes ne peuvent pas changer du jour au lendemain, il faut du temps, et surtout il faut que les choses se passent de l’intérieur des individus, tout ce qui est imposé de l’extérieur ne marche pas, ou alors, si la sauce prend extérieurement, cela amène des malheurs bien plus grands que ceux qui existaient auparavant. Les médias français, en particulier nos médias nationaux, devraient  se souvenir de ce qu’on appelle l’humilité, c’est vrai que c’est une qualité chrétienne, et nos journalistes se targuent orgueilleusement d’être des athées, mais c’est une condition absolument nécessaire pour se permettre de critiquer les mœurs des autres. Nous avons les meilleurs ingénieurs agronomes du monde entier, mais quand on constate les catastrophes et les cataclysmes humains et sociaux provoqués en Afrique par ces fumeux «  experts », en ayant voulu éradiquer les cultures vivrières traditionnelles, on ne peut que prêcher la prudence.

 

Ce dont rêvent la très grande majorité des musulmans français, c’est qu’on leur foute la paix,  qu’on les laisse vivre comme ils l’entendent : il ne s’agit pas comme certains intellos progressistes de baisser son froc et de dire Inch’Allah à tout bout de champ, non, il s’agit de les respecter comme on doit respecter tous les êtres humains, et à ce moment là, eux aussi, nous respecteront.  Et par extension foutre la paix aussi aux musulmans du monde entier, car, à part quelques grands manitous universitaires,  arabisants et orientalistes distingués, qui sont aptes à commenter les mœurs musulmanes, les autres, tous les autres feraient bien de se taire.

 

 

17:05 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2006

VIEILLE. VIEUX

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Bouddha a reconnu dans un vieillard son propre destin parce que, né pour sauver les hommes, il a voulu assumer la totalité de leur condition. En cela il différait d’eux : ils en éludent les aspects qui leur déplaisent. Et singulièrement la vieillesse. L’Amérique a rayé de son vocabulaire le mot MORT : on parle du cher disparu … De même elle évite toute référence au grand âge ! Dans la France d’aujourd’hui, c’est aussi un sujet interdit. Quand à la fin de «  La force des choses » j’ai enfreint ce tabou, quel tollé j’ai soulevé ! Admettre que j’étais au seuil de la vieillesse c’était dire qu’elle guettait toutes les femmes, qu’elle en avait déjà saisi beaucoup. Avec gentillesse ou avec colère un grand nombre de gens, surtout âgés, m’ont abondamment répété que la vieillesse, ça n’existe pas ! Il y a des gens moins jeunes que d’autres, voilà tout …. Pour la société, la vieillesse apparaît comme une sorte de secret honteux dont il est indécent de parler.

 

  de «  La vieillesse » de Simone de Beauvoir

 

L’adulte, vers la fin de sa vie, se nourrit spirituellement autant de son passé que de son présent. E t son présent ne prend vraiment sens pour lui qu’en liaison avec son passé. Plus il approche de son achèvement, plus il est pour lui vitalement nécessaire de comprendre la signification totale de son histoire personnelle, pour en découvrir l’unité et éprouver ainsi à l’avance la consistance de son moi véritable, celui qui ne passera pas. Il semble qu’il se prépare ainsi à être fondé en sa propre substance pour entrer dans un ordre nouveau.

 

Heureux l’homme dont la jeunesse fut pure et fervente, laborieuse, déjà fidèle à l’appel perçu dans le recueillement d’une âme entière et attentive ! Jamais il ne s’en est encore aussi pleinement rendu compte, même aux heures claires et joyeuses de son annonciation. Sa vieillesse en est toute illuminée, toute revigorée. Et s’il doit connaître encore les duretés d’une existence finissante, ce ne sera pas sans porter en soi la consolation de base d’avoir, en vérité et pour toujours, efficacement et bien vécu.

 

                   Marcel Légaut  «  Travail de la foi »

 

 

11:10 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

18/02/2006

Mondialisation de l'humour

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La mondialisation de l’humour....

Pour quand ?


L'humour antireligieux est décrété gênant, encombrant, exorbitant au regard des bonnes mœurs. Il est congédié sous la pression de manifestations de musulmans de Djakarta à Gaza, de Téhéran à Damas, ou de Londres à Copenhague. Les dessinateurs sont invités à refermer leurs plumiers, les bouffons à se taire, les fous du roi à la fermer.
Il faudra un jour écrire l'histoire de ce retournement. Si la mondialisation économique est bien en marche, celle du mauvais esprit et de l'ironie est en train de caler. Partout, dans le monde musulman et sur les terres d'Occident, des voix fusent pour réglementer, museler, interdire, condamner.
Caricaturer sans jamais blesser relève de la gageure. Le séisme auquel nous assistons démontre que cela sera de plus en plus difficile. Alors qu'Internet fait illusoirement croire à une mondialisation "intellectuelle", la herse tombe. L'humour est d'abord territorial, régional ou national. Sa mondialisation n'est pas pour demain. Il n'est plus temps de songer à une quelconque ligne Maginot qui permettrait de sauvegarder, à l'abri des regards étrangers, un esprit particulier.
Il n'y a plus de frontières spatiales, mais beaucoup de frontières mentales, politiques, philosophiques ou religieuses. Avant même que les maudites caricatures de Mahomet ne sombrent d'elles-mêmes dans l'oubli, elles sont devenues un objet de curiosité et de haine mêlées. Les voilà transformées en outil de propagande.
 
Article de Laurent  Greilsamer       Le Monde   07.02.2006
 

 

 

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