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30/10/2008

CHERCHER DIEU

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Chercher Dieu…

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Au delà du bien et du mal.

 

Le mal est l’illimité , mais il n’est pas l’infini

Seul l’infini limite l’illimité

( Simone Weil « La pesanteur et la grâce » )

 

                  La plupart des écoles mystiques de l’Orient, de quelque obédience qu’elles soient, ne conçoivent le salut qu’accompagné d’une forme ou une autre de rupture avec le monde agité et pervers qui nous entoure : le premier devoir de l’homme est de chercher le Royaume de Dieu tout au long de sa vie…. Et pas de recettes miracles , quelles soient intellectuelles, spirituelles, physiques ou ascétiques, non, il faut savoir se tenir en face de Dieu, en silence, et en retrait des préoccupations matérielles…  

Dieu a créé l’homme à son image, alors que nous reste-t-il à faire, que nous soyons en Orient , en Occident ou ailleurs… ? Partir à la recherche de l’image de Dieu, sans carte IGN, sans boussole, sans GPS, sans itinéraire préétabli par quelque sommité religieuse, théologique, immamale, lamacrimale,  ou papale…. Le tout est de se mettre en route un jour, afin de découvrir petit à petit, le sens de la prière, le sens de la déité de l’homme, le sens de l’immensité charitable du cœur de l’homme, le sens de notre osmose perpétuelle avec toute la création, revenir en fait à notre état d’enfance, quand il n’y a aucune barrière entre le créé et l’incréé… Le chemin peut être long, ardu, difficile, semé d’embûches, plein de fausses routes et de culs de sacs, il peut ne mener à rien ou à peu de choses, mais il peut aussi nous faire accéder à la grâce, à l’embrasement de l’esprit, à la communion avec l’univers, à l’illumination, et être à deux doigts de la Transfiguration… Mais pour cela, il faut un jour, décider de prendre le chemin de la recherche intérieure permanente, du questionnement sans fin, de l’interrogation de tous ceux, qui de loin ou de prés seraient aptes à nous donner un petit éclair d’éternité, tel le fameux « pèlerin russe »…

Dans sa quête de l’infini, le chercheur spirituel est confronté, comme tous les autres êtres humains, au Mal…Et comme les autres hommes , il se pose la question aussi de savoir pourquoi tant et tant d’hommes et de femmes, deviennent des tortionnaires et des assassins… ? Ne serait-ce pas tout simplement parce qu’ils sont eux aussi à la recherche d’un minimum de sérénité, et qu’ils n’arrivent pas à comprendre pourquoi des êtres bons et innocents, presque des imbéciles en quelque sorte,  la trouvent cette sérénité … ? Alors , pour rétablir, à leurs yeux,  un minimum de justice, ils les massacrent, ces innocents qui semblent posséder le secret de la vie, simplement parce qu’ils ont le cœur pur… Il semble que l’un des vecteurs permanents du Mal soit ces troupes de scribes, théologiens, ulémas, haredims, et autres lamas tiroirs-caisses, qui passent leur temps à décortiquer, analyser, commenter les textes sacrés, de façon dite raisonnable et scientifique, alors que tous ces textes fondateurs sont tous des écrits inspirés, mystiques, bien au dessus de la mêlée humaine…

Depuis que les êtres humains ont acquis, d’une façon ou d’une autre,  la conscience de leur présence sur la terre, il y a toujours eu un certain nombre d’entre eux, doté d’une hyper-conscience innée, et qui n’a rien à voir avec leur position sociale, ou ce qu’on appelle l’intelligence, qui  leur permet ou leur impose,  de consacrer leur vie à la recherche de la transcendance divine… Dés le départ , cette grâce ou cet asservissement leur donne, dés que leur conscience s’éveille, la faculté de se voir vivre, de marcher en permanence à côté de l’être fait de chair d et de sang que leur mère a conçu et placé sur orbite terrestre, et de facto, d’être un peu isolé de la course aux biens matériels et aux faux honneurs de toutes les sociétés humaines…. Et ces êtres là existent toujours aujourd’hui, qu’on les appelle des saints, des bikus, des initiés, des maîtres, des starets,   ou plus prosaïquement des fadas, des illuminés, des ravis ou carrément des marginaux ou des asociaux… Tous, même s’ils sont des petites gens qui vivent incognito, sont animés d’une force intérieure extraordinaire, qui leur donne un sourire perpétuel, et un regard d’une profondeur inouïe, que peu de gens sont capables de supporter…. Tous, sans exception, un jour ou l’autre se réfugient au désert, désert physique éloigné de la vie artificielle pour les uns, désert intérieur pour les autres, car, assez vite, ils apprennent que la vie spirituelle, la vie complète, la vie totale, la vie en osmose avec le créateur, se tient là, dedans, au cœur de leur être…. 

L’illusion constante pour tous les représentants officiels et estampillés des grandes confessions religieuses, qu’elles soient d’Orient, d’Occident ou de partout dans le monde , est de croire qu’ils peuvent parler comme «  s’ils savaient » en  apportant  des preuves intellectuelles raisonnables irréfutables… La seule chose, et c’est extrêmement important, que les prêtres et autres « drogmans » du fait spirituel doivent apporter aux hommes du peuple, c’est la « parole » directement puisée aux sources des Livres Saints, c’est tout, après, il appartient à chacun, en toute liberté, d’en faire ce qu’il veut… Chaque être humain a toute sa vie pour s’interroger et en déduire ce qu’il veut…., après, bien après, intervient la grâce, elle va et elle vient, offerte gratuitement mais parcimonieusement par Dieu aux cœurs purs… Personne n’a le pouvoir de l’obtenir par ses prières ou l’ascèse la plus dure, ni par l’enfermement ou l’étude acharnée des textes saints, seul Dieu peut donner à certains êtres la conscience d’être des urnes vides attendant la semence divine…

Ainsi vont les pèlerins prédestinés, hommes ou femmes, animés par la seule conviction intime d’être des dépositaires d’une attente providentielle, d’être les réceptacles bénis dés leur arrivée sur la terre pour accomplir une trajectoire divine… Le désert, dans tous les sens du terme est pour eux une façon presque normale de vivre, ils sont sur terre, mangent, aiment, rient, procréent, souffrent, travaillent, admirent, mais leur regard va plus loin, en permanence ils scrutent l’horizon et attendent l’arrivée de l’Innommable,  ils sont prêts du matin au soir, le jour et la nuit, été comme hiver…. La conscience permanente de savoir qu’il y a en soi, un réceptacle pour recevoir toute la création et participer comme un atome à toutes les formes de vies, animales, végétales et même minérales, fait, qu’un jour ou l’autre ce réceptacle participe à la lumière divine, s’embrase et éclate en mille feux de joie, loin, très loin des illusions terriennes…

 

«  La fête est alors de se tenir immobile, sous le ciel étoilé… Ressentir la présence de Dieu dans le silence d’un souffle subtil… » ( c.f Elie )

 

Celui-là est véritablement pélerin et étranger qui vit dans le monde sans entendre la langue du monde et comme parlant une langue que le monde n'entend pas.  ( Jean Climaque )

 

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Commentaires

Je ne crois pas que Malraux ait dit exactement cette phrase:Le 21° siecle sera religieux ou ne sera pas mais plus exactement :le 21° siecle sera mystique ou ne sera pas ;ce qui pour moi n'est pas du tout la même chose.Bonne jounée malgré cette différence

Écrit par : heraime | 08/11/2008

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