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30/04/2008

AMES DISPARUES ...?

 

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La fin de l’âme

ou

La nouvelle religion de l’anthropologisme

ou

L’avènement de l’homo-biologicus

ou

La fin de l’homo-spiritualis

 

Après une très lente et constante montée de l’hominidé de base * de l’état d’homo sapiens *  à l’état d’homo spiritualis, parcourue de la période préhistorique à la fin du XIX me siècle, tout concourt, depuis le début du XX me siècle à ramener la bête humaine à la barbarie… Non, pas une barbarie genre Attila ou Hitler, c’est à dire une barbarie que l’on pouvait constater, endurer et subir matériellement et physiquement, non, une barbarie sans visage, presque anonyme, doucereuse, concoctée par des savants arrivistes et pervers, pour ne pas dire démoniaques….

Il y a quelques semaines, j’ai écrit une note intitulée «  La nanotechnologie, le Nouvel Age d’Or » *, les commentaires, directs ou indirects, jugeaient ce texte très pessimiste… Or, je viens de lire «  De chair et d’âme », un essai du très célèbre et idolâtré neuropsychiatre Boris Cyrulnik, l’inventeur du concept  de résilience, le fil à couper le beurre des capacités de récupération des traumatisés… Mais là, dans ce nouvel essai promis à de grosses ventes, l’ami Boris semble avoir perdu les pédales, ou si ce qu’il dit est vrai, l’avenir des prochaines générations n’est pas brillant….

                 Ce que le sieur Boris commente dans la première partie de son ouvrage, c’est l’étrange collusion entre les théories freudiennes du cerveau uniquement animé par les chocs psychiques , les expériences de culs et les fameux complexes, et les recherches scientifiques fondamentales actuelles sur la possibilité d’un branchement entre les neurones biologiques et les machines informatiques nanolisées…( « Clone informatique »* et « Reproductions interdites »* )  D’après Boris, il y a convergence certaine entre les théories post-freudiennes attribuant toute la conduite des humains à des réflexes biologiques et chimiques et les chercheurs des nanosciences, prévoyant le contrôle des neurones par des moyens nanoscientifiques diaboliques….

                  Tout ce qui a tendu à élever l’hominidé vers une conception spirituelle de la vie humaine sur la terre est en train de sombrer, les médias et les chefs de file de la société dite pensante, précipitent le troupeau vers tout ce qui se trouve sous la ceinture et même encore plus bas, l’argent, le sexe, la drogue, la violence, et l’idolâtrie momentanée pour quelques girouettes du show-biz …. Adieu veaux, vaches, cochons, Confucius, Bouddha, Abraham, Socrate, Jésus, Dante, Erasme, Goethe, François d’Assise, Mozart, Bach, Vivaldi, Michel-Ange….. tous ces pauvres gugus qui pensaient que l’homme avait une âme vouée à la transcendance… Tout ce vieux méli-mélo philosophico-religieux passe à la trappe, insidieusement certes, mais certainement, et tout ce passé éminent des connaissances est remplacé à coups de bulldozer par une espèce de religion anthropologique* mi-matérialiste, mi-animiste….

Après un XX me siècle barbare voué à l’homo-rationalis, nous allons droit à l’avènement  de l’homo-biologicus, totalement nano-téléguidé et nano-chimiothérapisé avec la promesse toujours renouvelée depuis l’aube des temps par les démagogues avides de pouvoir, du bonheur perpétuel et gratuit…

           Dans la première partie de son essai  Boris explique et démontre que les êtres humains n’ont pas d’âme, qu’il n’y a pas de lieu de la pensée, que toute l’évolution de la bête humaine vient de l’interaction  des flux biologiques et chimiques qui se produisent dans le corps et qui asticotent les neurones… de la naissance à la mort.

Page 29 : « Le cerveau, pâte à modeler de la culture » «  la poussée des neurones ( au sens végétal ), la connexion des corps cellulaires, l’arborisation des dendrites, le modelage des synapses, tout ce câblage électrique et chimique est le résultat de la rencontre entre un point de départ génétique qui donne le cerveau humain, et un bain sensoriel organisé par les comportements parentaux »

Page 30 :  «C’est donc bien l’environnement qui pétrit la masse cérébrale et donne forme à ce qui, sans lui, ne serait qu’un amas informe, non circuité… »

Page 31 : « L’analyse des étapes chimiques intermédiaires permet d’affirmer qu’il est impossible qu’un comportement soit codé par un gène… »

 

          Donc, adieu, la bonne vieille hérédité, dans le système de Boris, le dernier des abrutis, bien environné, bien malaxé par les épreuves et les récompenses, peut devenir Pasteur ou Einstein… On se demande vraiment comment ça se fait qu’il y ait autant de crétins sur la terre, et dans tous les milieux sociaux… !! S’il n’y a vraiment aucune part génétique dans la constitution d’un cerveau, Boris devrait se demander pourquoi il y a autant de puissantes intelligences dans la confession religieuse ou il est né… ?

Page 53 : « Formule chimique du bonheur » « Il se trouve que les découvertes de la neurologie permettent de dire que notre organisation cérébrale déclenche nos émotions »*

Page 55 : « Zones cérébrales du goût du monde » « le scanner précise ce raisonnement en révélant qu’un petit accident vasculaire qui nécrose la zone dorsale du noyau thalamique droit, provoque une sensation de bonheur sans objet…. »

         Autant dire le même résultat qu’ avec un joint de haschich, ou une ligne de cocaïne…. Alors  nos savants manipulateurs de neurones, vont pouvoir nous donner le bonheur perpétuel en trafiquant quelques vaisseaux de l’hypothalamus : nous serons tous des imbéciles heureux, même en esclavage….

Page 57 : « des sources de natures différentes convergent pour créer un sentiment que nous appelons bonheur ou malheur… Nous pouvons observer cliniquement et manipuler expérimentalement le cheminement de ces informations… »*

Page 95 : « … le concept d’inconscient doit beaucoup à Carl Gustav Carus, professeur de zoologie*, qui, en 1850, a écrit un livre intitulé Das Unbewaste ( l’inconscient ). L’auteur y soutenait que les animaux savent, mais qu’ils ne savent pas qu’ils savent…. »

Page 96 : « …quelques hardis philosophes pensaient déjà qu’un psychisme des profondeurs, inaccessible à la conscience, nous gouvernait à notre insu…. » « Il se trouve que depuis deux décennies, les progrès des neurosciences* et de la neuro-imagerie, donnent un nouvel éclairage à cet ancien problème »

Page 97 : « La neurobiologie moderne leur donne raison : si vous avalez une substance telle que la réserpine*, vous éprouvez un désespoir sans raison, et si vous avalez un cachet d’amphétamine* , vous serez euphorique sans plus de motifs. Que l’origine soit matérielle ou chimique, c’est dans votre corps que vous souffrirez ou jouirez, et c’est dans votre cerveau que se fera la convergence phénoménologique*…. »

Page 100 : « …l’inconscient cognitif* ne sait pas qu’il sait. L’inconscient freudien s’arrange pour ne pas savoir… »

Page 101 : « L’inconscient cognitif*repose sur des traces de mémoire biologique… »

            La boucle est bouclée, entre le cerveau humain qui ne sert que de relais aux mémoires viscérales des tripes, et les sciences cognitives qui étudient la possibilité d’interconnexion entre les neurones relais et les nano-processeurs informatiques…. La maîtrise latente et sournoise des individus est en marche…. Du balbutiement des théories panoptiques «  surveiller et punir », au contrôle permanent et parfait des machines nanotechnologiques, les moindres actes et gestes des bêtes humaines seront analysés, décortiqués en quelques millièmes de seconde et suivis d’un redressement neuronal immédiat….

La seconde partie du livre de Boris est un florilège de galimatias cyrulnicien, mélange savant de Freud, Lacan, Bettelheim, Alexander S. Neil, Dolto, La Fontaine et Perrault : on pourrait envelopper le tout dans le tortueux essai «  Psychanalyse des Contes de Fées ». Souhaitons que les neurosciences alliées aux nanotechnologies n’aboutissent jamais à un asservissement global des consciences humaines et que tous les scientifiques manipulateurs de concepts diaboliques ne réussissent pas plus que les fameux psychiatres soviétiques, qui ont tenté en vain , pendant soixante-dix ans, de « LAVER LES CERVEAUX », pour fabriquer le fameux  Nouvel Homme « Homo-soviéticus* »…

L’angoissant problème est que toute cette manipulation neuronale se fera subrepticement, sans contrainte physique, ni coercition morale,  au contraire même, les êtres humains préférant toujours la facilité à l’effort, accepteront avec joie d’être « mithridatisés* », afin de jouir d’un bonheur perpétuel, quitte à ne plus savoir ce qu’est un homme libre…

Tout cela paraît loufoque et délirant au commun des mortels, mais ce qui est réel et un peu terrifiant, c’est que déjà des Universités délivrent des diplômes de «  MASTERS en Sciences Cognitives* », et ne cachent pas leurs raisons sociales : «  Etude des processus dans les systèmes intelligents naturels et artificiels, en interactions dans leur environnement… » Le « Meilleur des Mondes* » est en marche… !!

 

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Commentaires

"Les animaux savent, mais ne savent pas qu’ils savent… »
Tout le contraire de Boris, en somme : lui ne sait pas, mais sait qu'il ne sait pas puisqu'il avoue être sans âme. Tout s'explique d'ailleurs quand on sait que c'est un neuro-"médecin de l'âme" qui, comme tel, "explique et démontre que les êtres humains n’ont pas d’âme, qu’il n’y a pas de lieu de la pensée."

En conséquence, « De chair et d’âme » n'existe pas non plus. En tout cas, j'en sais assez pour qu'il n'existe pas dans ma bibliothèque : pas de temps à perdre avec de telles c... qui ne méritent en effet que du "psychisme" des profondeurs avec de belles pelletées de terre par dessus !

Mais pourvu que cela ne pollue pas le sous-sol non plus : on ne sait jamais, avec tous ces fats...

Écrit par : MDT | 02/05/2008

Tes notes sont toujours aussi intelligentes, réfléchies et documentées.

dominique

Écrit par : papydompointcom | 04/06/2008

Bonne démonstration .
Ce que je sais moi , c'est qu'un jour je ne saurai plus puisque je ne serai plus , et ça , ça va se savoir !!!
Peut être mon âme ira t'elle rejoindre celles de ceux que j'ai aimés ou mal aimés et qu'ici-bas se souviendra t'on de moi corps et âmes ?
Bonne journée .

Écrit par : lebrac | 13/06/2008

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