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26/01/2008

Libertés et cancers

 

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Libertés et cancers

Ou

La grogne et les faits réels

Depuis quelques années beaucoup de Français sont décontenancés par l’avalanche de privations de liberté dans tous les domaines de la vie en société…Une fois ce sont les limitations de vitesse sur les routes…. Une autre fois la ceinture de sécurité obligatoire….. Après on limite la consommation d’alcool…. Après il y a le permis à points et les radars…..Certaines vaccinations obligatoires…. Et depuis peu, l’interdiction totale de fumer dans les lieux publics…. 

Certains jours on en a ras le bol de toutes ces interdictions et des punitions qui s’ensuivent…. On grogne, on vitupère, on s’énerve, on invective ceux qui pondent toutes ces lois liberticides… qui sont pourtant nos propres élus…. !!  Pourtant, pourtant, passer en quelques années de 16.000 morts par an sur les routes de France à 4000 morts par an, c’est quand même extraordinaire et appréciable, surtout si l’on considère les malheurs qui arrivent dans les familles après ces accidents routiers d’une brutalité incroyable…. Et les milliers de grands blessés en moins… il faut avoir visité un hôpital spécialisé dans  la rééducation des victimes déchiquetés et tordus dans de la tôle froissée pour ne plus jamais faire d’excès de vitesse….

Il en va de même pour l’interdiction de fumer dans les lieux publics et les entreprises, c’est le minimum que l’on puisse faire pour faire cesser la mort atroce de milliers de fumeurs chaque année en France…. Il faudra un jour certainement, carrément distribuer le tabac au compte goutte, et l’interdire totalement  aux jeunes…. C’est un ancien fumeur qui vous parle, comme beaucoup de septuagénaires, j’ai commencé à fumer à l’armée, et ai grillé des cigarettes pendant vingt cinq ans, et un jour, comme ça, car ce n’était pas encore la mode de condamner le tabac, je me suis dit, mais c’est complètement con de dépenser du fric pour le transformer en fumée….. Les cigarettes, cigares, briquets, cendriers, au vide ordures…. Puis trois mois de souffrance, six mois de purgatoire,  un an de resouvenirs constants de la cigarette après le café du matin….iI m’a fallu deux ans pour ne plus y penser et trois ans pour me sentir vraiment bien, retrouver le goût des aliments et apprécier les bonnes choses…. Je n’ai jamais ressenti le goût de prêcher l’abstinence de tabac, ni de râler après les fumeurs quand je vais au restaurant ou dans café, jusqu’à aujourd’hui….

Car aujourd’hui, j’ai appris qu’une jeune femme de la famille, cinquante quatre ans,  était atteinte d’un cancer du poumon, dans une de ses formes les plus agressives, et ses chances de faire une rémission et même de s’en sortir sont presque nulles… Elle était sympa, dynamique, serviable, participait à un tas d’associations caritatives et ludiques, travaillait dans plusieurs familles et rendait beaucoup de services aux personnes âgées de son voisinage…. Mais elle fumait deux paquets de cigarettes par jour, et cela depuis une trentaine d’années…. Plusieurs fois elle avait essayé d’arrêter, avait réussi à tenir trois mois, quatre mois, puis une occasion se présentait et elle repartait de plus belle…..Tout le monde ou presque connaît les aléas et les souffrances d’une chimiothérapie, ses résultats incertains, ses effets secondaires désastreux, la fatigue immense, la perte des cheveux, les nausées, puis l’isolement moral et social qui arrive petit à petit….

C’est quand on se trouve directement touché par ce genre de malheur que l’on gamberge sérieusement et que l’on se pose des questions….. Puisqu’il sera presque impossible de forcer les gens à ne pas fumer, ne serait-il pas possible que la Sécurité Sociale, qui dépense des milliards en pure perte ( 2 cas de rémission sur 10 cancers traités ) pour soigner les cancers du poumon, conclut un genre de «  pacte » avec les fumeurs…. Que toutes les personnes qui tiennent absolument à fumer passent volontairement des radiographies à partir de l’âge de quarante cinq ans par exemple, de façon à détecter les symptômes de cancers le plus tôt possible et permettre des soins efficaces et de longues rémissions… Ceux qui ne feront pas ces contrôles seraient obligés de prendre en charge une partie des soins ou de souscrire une assurance volontaire… ?

En écrivant ces lignes, je vais tout à fait à l’encontre de mon tempérament qui supporte très mal les contraintes administratives, comme beaucoup de Français, mais lorsque l’on constate de visu le chagrin, le désespoir, la souffrance d’un mari, des enfants et des petits enfants d’une personne aimée qui s’est détruite «  à petit feu », on se dit » il faut faire quelque chose »… !!

Matière à réflexion

Vitesses autorisées

Loi sur le tabac

Les méfaits du tabac

L’alcool et la loi

Cancer du poumon

Cancers et tabac

Douleur et cancer

Testez vos limites

                 

   

                       

 

19/01/2008

La RINGARDISE

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La RINGARDISE

 

Un des termes les plus employés aujourd’hui, quand un soit-disant moderniste extrêmement intelligent et diplômé ne peut convaincre un réaliste formé sur le tas, et évidemment très, très bête, c’est le terme «  votre truc c’est ringard »

 

·        Les couples fidèles, c’est ringard

·        La politesse, c’est ringard

·        Les vacances en Auvergne, c’est ringard

·        Parler clairement, c’est ringard

·        La Fontaine, c’est ringard

·        Le rouge à lèvres, c’est ringard

·        Le drapeau français, c’est ringard

·        Le catholicisme, c’est ringard

·        Respecter le code de la route, c’est ringard

·        L’hygiène, c’est ringard

·        L’accordéon, c’est ringard

·        L’école, c’est ringard

·        Jaurès, c’est ringard

·        Fêter Noël, c’est ringard

·        La femme au foyer, c’est ringard

·        La fessée, c’est ringard

·        La lutte des classes, c’est ringard

·        De Gaulle, c’est ringard

·        Le respect des vieux, c’est ringard

·        La lecture de romans, c’est ringard

·        L’agriculture, c’est ringard

·        Le travail bien fait, c’est ringard

·        Faire confiance aux autres, c’est ringard…..

 

Dans les années 1950/1960, le ringard prototype, c’était  « LE PAYSAN », dans tous les domaines et dans toutes les circonstances, la personne qui ne suivait pas la mode ou contestait les modes de vie des grandes villes, était une fois pour toutes ringardisé, quand il avait été traité de paysan, on pouvait même ajouter et surenchérir par bouseux, plouc, débile ou arriéré…. Les grands pontifes de la ringardisation à outrance de l’époque, étaient les enseignants laïques, forcément progressistes et intelligents, qui prêchaient en permanence à tous les gosses encore plus ou moins campagnards, que les lendemains qui chantent seraient forcément apportés par l’instruction, l’hygiène, la mécanisation et le socialisme. Quand ils voulaient apporter des arguments massues à une démonstration de leurs connaissances, ils choisissaient toujours le contre exemple négatif du «  paysan »… Le «  paysan » était sale,  mangeait comme un cochon, vivait à côté de son tas de fumier,  traînait derrière le cul des vaches, lavait son linge une fois par an, ne quittait pas sa ferme des yeux, n’étaient jamais allé à Paris et ne savait même pas ce qu’était une baignoire, le chauffage central ou un aspirateur….Ce fut la première vague de «  modernisation » des braves gens : on jeta ou on brûla les bonnes vieilles tables et chaises en bois brut, on démolit les hottes dans les cuisines, on bazarda les vieux buffets Henry IV et les cuisinières en fonte, on jeta les éviers en grés naturel, et on acheta du «  moderne »… de la tôle, du formica, de l’acier, de l’électrique et de l’automatique….

 

La deuxième vague de ringardisation à outrance ce fut 1968, là ce n’était plus l’équipement matériel, l’instruction et l’hygiène qui avaient déjà démontré leur impuissance à rendre les gens heureux, ce fut la ringardisation des modes de vie et des mœurs des français, modes de vie et mœurs hérités de deux millénaires d’histoire et de christianisme… 

Inutile de préciser que ce texte est complétement ringard...... 

 

·        Le mariage devint ringard

·        L’honnêteté devint ringarde

·        La virginité devint ringarde

·        Les professeurs devinrent ringards

·        L’austérité devint ringarde

·        Le rôle de père devint ringard

·        Faire la cuisine devint ringard

·        Etre croyant ou prêtre devint ringard

·        Le sexe conjugal devint ringard

·        Le respect des autres devint ringard

·        La démocratie devint ringarde

·        Le bon sens devint ringard

·        L’éducation sévère des enfants devint ringarde

·        Savoir se tenir devint ringard …..

   

La porte était grande ouverte à la décomposition de la société française….. Ce que  l’on constate de visu pendant les années 2000… les progressistes des années 60 sont morts désespérés, les soit disant révolutionnaires de pacotille de 1968, sont devenus les plus féroces partisans du libéralisme aveugle ou croupissent dans quelques sectes écologiques ou hindouistes…. Le fondement profond de la société française, la liberté et la générosité du christianisme, qui en faisait l’une des plus agréables du monde, a presque été totalement éradiqué dans toutes les couches de la société…. Un être humain de bon sens et généreux, dans n’importe quel secteur d’activité, apparaît un peu comme Cyrano de Bergerac se baladant sur les Grands Boulevards un samedi soir….

  Ringardises à déguster

Le Blog, ringard ?

Ringardise et œufs mimosa

Fourre-tout ringard

Le rapport Ringard

Le slip, ringard ?

La bière c’est ringard

La France des Ringards

Ringard le muguet ?

Vous êtes ringards !!

                               

 

                         

 

13/01/2008

SOUFFRANCE et MALHEUR

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( Le Bernin Piéta )

L’amour de Dieu et le malheur

  Dans le domaine de la souffrance, le malheur est une chose à part, spécifique, irréductible. Il est tout autre chose que la simple souffrance. Il s’empare de l’âme et la marque, jusqu’au fond, d’une marque qui n’appartient qu’à lui, la marque de l’esclavage…. 

  Le malheur est un déracinement de la vie, un équivalent plus ou moins atténué de la mort, rendu irrésistiblement présent à l’âme par l’atteinte ou l’appréhension immédiate de la douleur physique…..

  Il n’y a vraiment malheur que si l’événement qui a saisi une vie et l’a déracinée l’atteint directement ou indirectement dans toutes ses parties sociales , psychologiques, physiques. Le facteur social est essentiel. Il n’y a pas vraiment malheur là ou il n’y a pas sous une forme quelconque déchéance sociale ou appréhension d’une telle déchéance….. 

  Quand on frappe avec un marteau sur un clou, le choc reçu par la large tête du clou passe tout entier dans la pointe, sans que rien s’en perde, quoiqu’elle ne soit qu’un point. Si le marteau et la tête du clou étaient infiniment grands, tout se passerait encore de même. La pointe du clou transmettrait au point sur lequel elle est appliquée ce choc infini. L’extrême malheur, qui est à la fois, douleur physique, détresse de l’âme et dégradation sociale, constitue ce clou. La pointe est appliquée au centre même de l’âme. La tête du clou est toute la nécessité éparse à travers la totalité de l’espace et du temps…..

      L’être humain à qui pareille chose arrive n’a aucune part à cette opération . Il se débat comme un papillon qu’on épingle vivant sur un album. Mais il peut à travers l’horreur continuer à vouloir aimer. Il n’y a à cela aucune impossibilité, aucun obstacle, on pourrait presque dire aucune difficulté. Car la douleur la plus grande, tant qu’elle est en deçà de l’évanouissement, ne touche pas à ce point de l’âme qui consent à une bonne orientation.

Il faut seulement savoir que l’amour est une orientation et non pas un état d’âme. Si on l’ignore, on tombe dans le désespoir dés la première atteinte du malheur….

  Par dessus l’infinité de l’espace et du temps, l’amour infiniment plus infini de Dieu vient nous saisir. Il vient à son heure. Nous avons le pouvoir de consentir à l’accueillir ou de  refuser. Si nous restons sourds il revient et revient encore comme un mendiant, mais aussi comme un mendiant, un jour ne revient plus. Si un jour nous consentons , Dieu met en nous une petite graine et s’en va….

( Extraits de «  Attente de Dieu » de Simone Weil )

 

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