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10/02/2007

FAIM, ENFANCE et PAUVRETE

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Le paradoxe progressiste  

Pas un jour sans que les médias nous alertent sur le nombre d’enfants souffrant de la faim dans le monde… Les chiffres de nos fameux statisticiens mathématiciens vont de un à plusieurs millions, car en fait, ils n’en savent rien : tous les gens appartenant aux organismes internationaux  ou les dirigeants d’ONG sont des petits bourgeois nantis et ne peuvent imaginer ce qu’est une véritable économie de subsistance…

 

Car, quand même, pendant des millénaires, des êtres humains, partout dans le monde, ont réussi, sans l’aide d’orgueilleux économistes, de fumeux  sociologues et de nutritionnistes patentés, à nourrir leurs enfants par leur activité et leur travail… Certes, le «  niveau de vie » ( cela ne veut absolument rien dire ) de ces gens était au ras des pâquerettes,  mais l’organisation coutumière et les relations d’entraide permettaient à tous les membres d’une communauté d’assurer leur subsistance. 

 

Tout comme l’éducation et l’initiation au partage du travail et des tâches journalières, et aussi, et surtout, la garantie d’une totale sécurité des enfants autour du noyau familial. Il n’y a pas si longtemps, là, en France, la grande majorité des Français vivaient encore de cette façon là, les gens qui sont aujourd’hui septuagénaires, ont pour la plupart vécu une enfance pauvre, mais ils s’en souviennent tous comme d’une escale au paradis… et pourquoi ? 

 

Que possédaient la plupart des gens, il y a encore un demi-siècle… ?  Une table, quatre chaises, un buffet en bois blanc, une cuisinière bois/charbon, une batterie de cuisine, et voilà pour la vie de tous les jours.. La nourriture n’était pas compliquée, des soupes, des ragoûts de toutes sortes, des potées, des pois et des haricots secs, du gros pain, et les légumes et fruits de saison… La plupart des enfants ignoraient ce qu’était le chocolat, les oranges, les gâteaux secs, les sodas, mais cela n’était pas une privation puisque rien ne venait nous solliciter, et que nous n’étions ni envieux, ni jaloux … Ah l’éducation, ça se passait souvent à coups de taloches et de coups de pieds au cul, mais chaque gamin ou gamine apprenait vite, très  vite même, les limites à ne pas dépasser…et admettaient de ce fait  les punitions quelque fois fort justifiées …

 

Et il y avait cet état de  liberté, en particulier à la campagne, tous les enfants entre 6/7 ans et 12/13 ans, après l’école et le jeudi, allaient courir par monts et par vaux, dans les prés, les bois, les chemins, au bord des ruisseaux, il y avait toujours quelque chose à découvrir ou à tortiller…Mais il fallait respecter les consignes, et si on ne rentrait pas à l’heure, on se prenait une sérieuse « tournée », quelquefois avec le martinet…Il y avait cette liberté, mais il y avait surtout la suprême sécurité : on savait que quoi qu’il arrive, la mère était à la maison pour nous secourir, nous consoler, désinfecter quelques égratignures et mettre du baume sur nos blessures…Dans la plupart des foyers populaires la mère était la patronne, elle régnait dans tous les domaines et assurait la permanence de la générosité et de l’amour.

 

C’est vrai, en ce temps là on était un peu naïfs, mais qu’est-ce qu’un enfant sans naïveté ? On ne savait presque rien de ce qui se passait dans le monde, et on s’en foutait, notre univers immémorial, c’ était le village ou le quartier, la mère, le père, souvent la grand-mère et le grand-père, le mait’e d’école, le curé, le policier ou le garde-champêtre… A la limite on était un peu benêts, mais nous n’étions pas infestés en permanence par ces histoires pornographiques détestables et ces étalages de perversion, pourtant on savait ce qu’était un mâle et une femelle, le spectacle des ruts animaux s’offrait à nous en permanence…

 

Alors, en fait, qu’est-ce ça veut dire la « PAUVRETE » ?  Celle des théoriciens de la mondialisation qui comptent en PNB par habitant, et n’additionnent que les produits ayant une valeur marchande, en ignorant totalement la réalité de la vie de milliards de gens, et qui préconisent toujours plus d’argent, toujours plus de gadgets, toujours plus de produits manufacturés ? Ou la pauvreté de nos parents et de nos grands parents, une pauvreté digne, fière même, acceptée, une pauvreté qui permettait d’avoir le nécessaire en refusant le superflu, une pauvreté bien gérée, qui assurait de pouvoir faire vivre une famille et d’assumer un certain bonheur. Et il faut bien le dire, dans une certaine solidarité de tous les jours, d’inspiration chrétienne, qui se traduisait par une charité discrète et constante.

 

Les années 50, qui ont apporté brutalement un surplus extraordinaire de revenus dans toutes les classes sociales, ont en même temps fait exploser la vie communautaire coutumière, longuement assumée et améliorée au cours des siècles, et fabriqué des millions de familles nucléaires à l’américaine, ou le fondement principal est l’égoïsme et le chacun pour soi. Le leitmotiv obsessionnel devient alors l’acquisition du maximum de matériels ménagers et d’équipements de toutes sortes, la jouissance jusqu’à plus soif de distractions futiles et désastreuses, la poursuite perpétuelle de ce qu’on appelle «  LA REUSSITE », et au milieu de tout ça, bah, les enfants on les élève comme on peut, en suivant les modes psychanalytiques plus ou moins farfelues et en oubliant le bon sens, en faisant des pressions morales insupportables sur les mômes pour qu’ils bossent à l’école, en leur balançant de temps en temps quelques règles élémentaires de morale et de citoyenneté… Puis tout le monde s’étonne de voir, dans tous les milieux sociaux,  de plus en plus d’enfants désaxés, désabusés, violents, mal embouchés, irrespectueux des anciens, alors qu’ils voient chaque jour leurs parents vivre comme des cinglés avides de pognon et de plaisirs délétères et dégradants…

 

Quoi faire ? L’évolution présente n’est pas tellement rassurante, on est passé de la famille élargie à la famille nucléaire, puis maintenant  à la famille monoparentale, avec l’intermède maoïste de la famille recomposée…Mais qui s’amuse à manipuler ainsi les peuples pour faire que tout ce qui a été expérimenté pendant des siècles et qui ne marchait pas si mal que ça, explose et se transforme en mode de vie débilitant uniquement rythmé par la quantité d’argent en circulation et l’acquisition de gadgets totalement inutiles pour assumer la vie ?

 

Pendant des siècles, pour ne pas dire des millénaires, la pauvreté a été le mode de vie ordinaire des sociétés vernaculaires, pendant des siècles et des millénaires, les hommes ont réussi à nourrir et élever leurs enfants sans se préoccuper de théories économiques, et aujourd’hui, on le monde possède le plus grand nombre jamais atteint de cerveaux bourrés d’études supérieures en tout genre, ou toutes les productions industrielles et agricoles atteignent des rendements jamais atteints dans toute l’histoire,  des millions d’enfants meurent de faim dans toutes les parties du monde… Nos fameuses «  Lumières » prétendaient que l’instruction allait permettre de résoudre tous les problèmes des hommes sur la terre, apparemment ils se sont complètement fourvoyés, pourtant toutes nos têtes pensantes occidentales continuent  à faire croire à cette espèce d’idéologie : on remplit énormément les cerveaux, mais on les remplit mal …

 

Non seulement des enfants meurent de faim, mais des millions de familles dégringolent  d’une situation de pauvreté vivable à une situation de misère insupportable, car elles ne sont plus maîtres de leur destin.

 

En savoir un peu plus

Famille élargie

Famille parentale

Famille nucléaire

Famille recomposée

Famille éclatée

Naufragés du développement

La faim dans le monde

     

 

Commentaires

Comme vous avez raison Maurice. Je vous embrasse et merci de ces beaux articles.

Écrit par : Claude | 19/02/2007

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