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02/07/2006

JARDIN

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Exception Française

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La France est certainement le seul pays au monde , ou le concept de «  grande distribution », a tout avalé, tout absorbé, tout phagocyté, tout bouffé, et en fin de compte tout détruit. Tout y est passé, ça a commencé avec l’alimentation, puis l’habillement, puis la chaussure, puis le bricolage, puis les jardineries, puis les bijoux, puis l’électroménager, puis les fleurs, puis la mercerie,  puis la bijouterie, les accessoires auto et …les pompes funèbres.

 

Dans toute la France, le petit commerce a été laminé, écrasé, des centaines de milliers de braves gens, compétents, serviables, honnêtes, se sont retrouvés sur le pavé, sans aucuns moyens de défense et souvent sans aucune ressource…

 

Mais comment ce phénomène a-t-il pu fonctionner comme ça en France ? Dans tous les pays européens on trouve encore partout des commerces de proximité dans les centres villes, dans les bourgs et dans les villages, les Allemands ou les Italiens sont-ils plus intelligents, ou plus bêtes, que les Français ? Les Chambres de Commerce de nos voisins européens sont-elles dirigées par des hommes et des femmes plus compétents, ou moins rusés, moins intéressés, moins vénaux, moins sordides que les dirigeants français ? 

 

Ou est-ce l’ensemble de peuple français qui accepte tout ce qu’on lui sert dans la gamelle sans rechigner ? Evidemment depuis cinquante ans tout est passé dans le rouleau compresseur de la gestion industrielle, depuis les cliniques d’accouchement, jusqu’aux entreprises d’enterrement, le Français moyen et la Française moyenne n’ont guère de possibilités intellectuelles et financières d’échapper  à la mode et aux concepts de masse. On peut faire un panorama de 360°, tout n’est que chaîne de montage, rendement, rentabilité, profit maximum, cadence infernale : l’agriculture, la confection, la pêche, les conserveries , le tourisme, la pâtisserie, la culture, l’enseignement, les services, la presse… et heureusement qu’il n’y a plus de bordels en France !! C’est un espèce d’enchaînement infernal, au début tout le monde semble y gagner, les employés, les fournisseurs, les clients, les banques, les actionnaires, mais vite, très vite, il n’y a plus que les deux derniers partenaires qui ramassent la mise, tous les autres n’ayant pas d’autres alternatives pour vivre sont obligés de suivre la loi implacable du plus  fort… Dans les années cinquante, le célèbre «  Epicier de Concarneau », présentait son affaire comme un service rendu au pauvre peuple, mais apparemment c’est surtout lui qui s’est rendu service en engrangeant les millions et en entreprenant la constitution d’un réseau de centrales d’achat broyant les fournisseurs et détruisant toute la petite agriculture.

 
Dans aucun pays au monde, l’emprise  des hyper-marchés n’a atteint le stade tentaculaire ou elle est parvenue en France, et il ne se passe pas de semaine sans, que dans une région ou une autre, des groupes financiers tentent encore de s’implanter encore plus, au détriment des petits commerces rescapés …Quelques initiatives respectables essaient de lutter contre cette tyrannie, les réseaux de distribution de légumes ; des éleveurs qui abattent leurs bêtes,  et vendent leur production en direct ; des petites unités artisanales de tissage distribuent des vêtements de qualité, mais ce sont des coups d’épée dans l’eau : il faudra une catastrophe pour démolir l’énorme machine de la grande distribution, catastrophe fort probable si l’on arrive à une crise généralisée des transports nationaux et internationaux. 

 

 

01/07/2006

Relâche

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