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19/06/2006

Rumeurs de faillite

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Pour avoir roulé ma bosse pendant quarante cinq ans de vie professionnelle, dans une dizaine de boites différentes, avoir fréquenté des centaines d’artisans et de chefs d’entreprise, avoir connu l’ambiance de travail de milliers d’entreprises, j’ai acquit un espèce de sixième sens pour sentir l’ambiance d’une boite qui va se foutre par terre…

 

Quelques signes caractéristiques sont vite perceptibles dans une boite qui coule doucement vers la ruine, ou que soit l’endroit ou l’on se trouve, guichets, bureaux, ateliers, vestiaires, cantines, salles de réunions, chantiers, on entend à peu prés le même langage, répétés en permanence :

 

·        Sempiternelles revendications

·        Contestation de l’autorité

·        Plaintes sur les cadences

·        Rejets des dates de congés

·        Demandes de primes

·        Complots de cadres

·        Demandes de récupérations diverses

·        Critiques de la raison sociale

·        Salaires insuffisants

·        Sur-représentation syndicale

·        Menaces de grèves

 

L’entreprise en déliquescence devient vite le lieu privilégié des comploteurs, des agitateurs de tous poils, des semeurs de rumeurs farfelues, tous facteurs de ruines et de merdouilles : tous ces signes indiquent  que cette entreprise, malgré son air apparent de bonne santé,  est en train de partir en couilles.

 

Cette situation est la résultante d’un tas  de symptômes qui s’accumulent doucement au fil des années : mauvaise gestion, manque d’imagination, qualité douteuse des produits, agitations perverses de syndicats, incapacité des services commerciaux,  production obsolète, organisation interne trop floue, etc., etc.…

 

Qu’on le veuille ou non cela fait penser à l’Entreprise France en 2006, les symptômes sont les mêmes, avec en plus une dette nationale énorme léguée aux futures générations, et une persistance bien française de continuer à croire au père Noël…

 

 

                                

         

 

 

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