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24/03/2006

Citadelle II

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Il fut un âge aussi oû j'eus pitié des morts. Croyant que celui-là que je sacrifiais dans son désert sombrait dans une solitude désespérée, n'ayant point encore entrevu qu'il n'est jamais de solitude pour ceux qui meurent. Ne m'étant point heurté encore à leur condescendance. Mais j'ai vu l'égoiste ou l'avare, celui là même qui criait si fort contre toute spoliation, parvenu à sa dernière heure, prier qu'autour de lui l'on rassemblât les familiers de sa maison, puis partager ses biens dans une équité dédaigneuse comme des jouets futiles à des enfants..... Je connais celui là qui partage sa gourde quand déjà il sèche au soleil, ou sa croute de pain à l'apogée de la famine. Et c'est d'abordqu'il n'en connait plus le besoin et, plein d'une royale ignorance, abandonneà autrui cet os à ronger. 
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