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24/02/2006

SHADOKS et CPE

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Pour les encyclopédistes, le bon sens est la recherche des critères de vérité, ou la réflexion sur le bien commun, une situation intermédiaire entre l’ignorance et la connaissance.


 

En 2006, en France que veut dire le bon sens ? Ce mot a-t-il encore un sens ? Un homme politique ou un syndicaliste qui aurait le courage d’aborder les problèmes de cette façon serait immédiatement lapidé…


 

Tout le monde se rappelle le cinéma national lorsque avait été abordé le problème des retraites…. En particulier de la part de nos fonctionnaires, les plus intelligents du monde dit-on. Pourtant le dernier des couillons, connaissant quelques règles d’ arithmétique, et sachant que les lois datent de 1945, peut tout de suite constater qu’à l’époque il y avait 4 actifs pour 1 retraité, et actuellement 2 actifs pour 1 retraité, et on franchira assez rapidement la barre de 1 actif pour 1 retraité…. Donc, le bon sens dit : il faut faire quelque chose… A la limite, si chaque actif a un retraité à se farcir, autant supprimer les régimes de retraite, et chacun soignera son vieux papa et sa vieille maman….


 

Aujourd’hui le C.P.E ( Contrat Première Embauche ), qui est presque une ultime tentative pour que des jeunes puissent accéder à l’emploi. Comme pour les retraites, on n’entend pratiquement pas de critères sérieux, basés sur la réalité des choses, mais uniquement des considérations idéologiques. Ce qui paraît le plus paradoxal dans l’opposition à ce projet, c’est le conservatisme des étudiants, non, il ne faut rien faire, il faut laisser les choses comme ça, c’est bizarre de constater que les plus gâtés dans notre société, les étudiants ont la frousse d’entreprendre. Puisque tout le monde dit que la gauche revient au pouvoir dans un an, et qu’elle abolira cet essai, pourquoi ne pas le tester sur le terrain ?


 

Autre considération désastreuse, c’est la méfiance, presque l’hostilité envers les chefs d’entreprises ? On parle toujours des grosses boites qui font des bénéfices énormes, mais ce sont pas ces gens là qui donneront du travail aux jeunes, ce sont les centaines de milliers de petites entreprises, PME et artisans. Et les responsables de ces entreprises, ce sont des gens comme vous et moi, ils font ce boulot pour gagner leur vie et celle de leur famille, et ce dont ces gens courageux ont peur en permanence, c’est d’être obligé de mettre la clef sous la porte. Engager un ouvrier ou un employé de plus, ça veut dire pouvoir : 1/ payer régulièrement le nouvel embauché 2/ payer les charges sociales ( et les organismes chargés de les recouvrir sont impitoyables pour les petits ) 3/ investir dans des machines, des véhicules, des locaux, du matériel de bureau, etc… 4/ et payer des impôts supplémentaires !! Pour un petit chef d’entreprise, se tromper sur la qualité et les capacités d’une personne, peut se transformer en catastrophe financière, et pour ceux qui ont été confrontés à ce genre de problème, un mois d’essai est totalement insuffisant : un feignant congénital et astucieux peut avoir le courage de donner le change pendant un mois, mais il ne pourra pas le faire pendant deux ans !!


 

Une période d’essai un peu plus longue ne peut être que bénéfique pour les deux parties, un jeune embauché peut s’apercevoir que ce type de boulot ne lui convient pas du tout, et si le chef d’entreprise constate qu’il a affaire à quelqu’un de sérieux, il serait idiot de s’en débarrasser, on a bien créé le PAX, qui est en fait, pour beaucoup, un mariage  à l’essai, alors pourquoi pas le CPE ?

13:55 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

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